Le 23 février n’a pas été une journée comme les autres dans l’histoire du hockey. Grâce à une victoire 3-0, face à la Suède, les Canadiens ont conservé leur titre olympique.

Paul Toupin, sa fille Brianne MacDonald et son fils Yanik Toupin.
Paul Toupin, à droite, accompagné de sa fille Brianne MacDonald et son fils Yanik Toupin.

Le sifflet retentit. Fin de la rencontre Canada-Suède, fin des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi. Dans les bars autorisés à ouvrir plus tôt pour l’occasion, certains vident leur énième bière ou café depuis le coup d’envoi de la finale, 6 h du matin au Manitoba, 16 h à Sotchi, le 23 février.

D’autres éteignent leur téléviseur, et se frottent les yeux pour décoller leurs paupières lourdes d’un réveil bien trop matinal pour un dimanche matin.
Tous ont le sourire aux lèvres, le sourire d’un titre olympique conservé, celui d’un 3-0 face à la Suède en hockey masculin, un sourire aussi de mélancolie face à la clôture des Jeux d’hiver.
Tous sont déjà dans l’attente des Jeux de Pyeongchang en 2018, et peut-être le triplé historique en hockey, une grande première dans l’histoire olympique.

Tricot des Jets sur les épaules et visage transformé en feuille d’érable rouge, la jeune Brianne MacDonald s’est levée à 5 h 55. Installée devant le poste avec son père Paul Toupin, elle a murmuré Ô Canada pour ne pas réveiller la maison endormie.

Mais à 12 minutes 55 de la première période, Jonathan Toews ouvre le score. Il redirige la passe de Jeff Carter entre les jambières d’Henrik Lundqvist. Brianne ne parvient pas à retenir son cri. Elle réveille toute la maison, sa mère Heather MacDonald, et son frère Yanik Toupin.

Jonathan Toews, Brianne connaît sa biographie sur le bout des doigts. Chaque jour de la semaine, elle use les bancs de l’Ecole Christine-Lespérance où Jonathan Toews s’est assis. Si son sport à elle, c’est le soccer, elle n’en reste pas moins grande amoureuse de la rondelle. Régulièrement elle se rend en famille pratiquer le hockey au Centre communautaire Windsor, et suit les rencontres des Jets avec avidité.

Dimanche 23 février, en début d’après-midi, les Jets pratiquaient sur la rivière, à La Fourche. Brianne était là et a même réussi à faire signer son tricot par Bryan Little, numéro 18 de l’équipe. Même si elle aurait préféré la signature de Blake Wheeler, l’attaquant américain, absent pour cause de Jeux olympiques.

Dans la galerie commerciale, la rencontre Canada-Suède du matin est rediffusée. Paul Toupin ne manque pas de commenter :

« l’équipe de hockey canadienne a montré qu’elle est la meilleure du monde, les Suédois n’avaient pas grande chance de l’emporter. Les Canadiens sont les plus rapides, les plus techniques et les plus puissants. Le but de Jonathan, l’échappée de Crosby, et le dernier but de Kunitz ont coupé les jambes à l’adversaire », à mi-chemin de la troisième période.

Son fils, Yanik Toupin, lui, espérait que Martin St-Louis passe la rondelle entre les jambes du gardien. Pourquoi? « Parce qu’il est petit, vieux et qu’il n’était pas supposé être aux Jeux olympiques », raconte le jeune garçon.

Pour Martin St-Louis, comme pour Bryan Little et les Jets, la LNH reprend le 27 février, après la trêve olympique. Les Jets affronteront les Coyotes de Phoenix et les Go Canada Go seront évidemment remplacés par les Go Jets Go.

Manon BACHELOT

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