Léo Couture et son précieux autographe de Mireille Mathieu. Crédit photo: Marie Berckvens

« Rayonner dans la joie » a toujours été la devise sacerdotale de Léo Couture. Plus rayonnant encore est-il lorsqu’il donne accès à sa collection d’autographes, preuves en images de ses années d’imprésario.

Par Morgane LEMÉE

Dans la vie toujours bien remplie de Léo Couture, il suffit d’une étincelle pour ranimer de vifs souvenirs. Dans les années 1960, alors prêtre du diocèse de Saint- Boniface depuis 1956, l’abbé est devenu imprésario. « C’est arrivé comme ça. Je me suis dit : Comment ça se fait qu’on n’ait pas plus de grands artistes du monde francophone chez nous?.  J’ai alors d’abord fait venir Gilbert Bécaud. Salle pleine, c’était l’euphorie! C’est un de mes plus beaux souvenirs. »

« L’euphorie. » C’est un mot que Léo Couture répète souvent quand il se remémore tous ces souvenirs. Grand amateur de musique, il avait à cette époque fait venir plusieurs de ses idoles à Winnipeg, dont Mireille Mathieu, qui lui a adressé une photo d’elle, signée personnellement.

Tous ces témoignages d’affection sont gardés précieusement dans un trésor personnel : sa collection d’une soixantaine d’autographes, que l’abbé Couture a commencée très jeune, lorsqu’il étudiait au Collège de Saint-Boniface. Parmi elles, beaucoup sont de chanteurs d’opéra : l’Espagnole Victoria de los Angeles (dont il a obtenu la signature en 1952), Risë Stevens, mezzo-soprano américaine célèbre pour son interprétation de Carmen ou bien encore le ténor américain Richard Tucker. L’autographe de l’actrice et danseuse britannique Moira Shearer figure parmi ses plus précieux souvenirs.

Dans ce recueil, il y a aussi des souvenirs, des photos, des mots. Et une note de Buckingham Palace, que le jeune Bonifacien de naissance a reçu à l’âge de 16 ans. « En 1947, j’ai écrit, en français, à la princesse Elizabeth, afin de lui présenter mes meilleurs voeux pour son mariage. Et le service de communication de Buckingham Palace m’a envoyé un mot de remerciement personnalisé! »

Ces autographes, c’est la preuve qu’il n’a pas rêvé ces rencontres exaltantes. À 87 ans, ce prêtre est toujours dédié à sa communauté et à la célébration de messes dans plusieurs centres pour personnes âgées à Winnipeg. À 87 ans, il lui reste encore quelques pages disponibles à contempler. Quelques pages blanches qui invitent à vivre une nouvelle jeunesse.

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