Alain Laberge est le directeur général de la Division scolaire franco-manitobaine. (photo : Marta Guerrero)

Entre constructions de nouvelles infrastructures et consultations publiques au sujet de sa planification stratégique de 2022-2026, la Division scolaire franco-manitobaine est dans l’action tous azimuts en cette fin d’année scolaire.

Par Ophélie DOIREAU

IJL.Réseau.Presse. La Liberté

Depuis la mi-mai, la DSFM parcourt ses 24 écoles à l’écoute du personnel et des parents pour recueillir leur avis sur le nouveau plan stratégique comme l’indique Alain Laberge, son directeur général. « On s’est partagé la tâche cette année parce que parcourir 24 écoles ce n’est pas une mince affaire. Les jours de consultation, il y a trois équipes qui partent dans trois écoles.

« On rencontre le personnel de 15 h 30 à 17 h et ensuite à 18 h on rencontre la communauté scolaire de chaque école. On propose quatre axes sur lesquels on pose deux questions et à partir des réponses qu’on récolte l’administration va faire des sous-axes. (1)

« Ce plan va être notre feuille de route pour les quatre prochaines années. Être à l’écoute de toute la communauté scolaire c’est important parce que souvent un axe peut être perçu de manière différente suivant la personne.

« En septembre, nous serons à l’écoute des élèves, on aura des tables rondes avec eux pour discuter des axes parce qu’eux le vivent au quotidien. »

Pour Alain Laberge, ce plan stratégique est d’autant plus important que bon nombre de choses ont changé depuis l’adoption du dernier plan stratégique. « Par exemple, la COVID-19 sera possiblement incorporée dans plusieurs axes, il y a l’axe de la réussite académique et bien la réussite académique peut être d’avoir pensé à des moyens pour l’école à la maison. »

Une première ébauche est attendue à l’automne. « On aimerait le rendre vivant à la fin octobre avant les élections des commissaires. On voulait donner la chance aux prochains commissaires de connaître leurs rôles avant de les lancer dans des consultations publiques dans toute la province.

« Chaque semaine, on a une journée de consultation. On prévoit qu’à la mi-juin, on aura la moitié des données de rentrées. Avant septembre, on a une consultation avec une vingtaine d’organismes de la francophonie manitobaine pour avoir leur point de vue sur les axes. »

| Comprendre les réalités

« On a aussi une consultation avec les syndicats pour prendre en compte leurs retours. On aura aussi une journée de présentation avec le personnel du bureau divisionnaire pour qu’ils soient conscients de ce qui se passe dans les écoles.

« L’année dernière, on avait rencontré 850 personnes et on avait eu environ 3 000 commentaires. » (2)

Alain Laberge insiste sur l’importance d’entendre toutes les voix. « La réalité de Thompson n’est pas la même que celle de Winnipeg. Il faut prendre ça en considération, il faut que les parents de Winnipeg comprennent celle de Thompson et vice-versa.

« Quand on dit qu’on doit être équitable et bien c’est faire des rencontres même à Thompson même si c’est loin. Souvent ces rencontres sont riches parce que quand on est à Winnipeg, on a tendance à oublier la complexité de trouver certains services en français comme le théâtre ou encore des bibliothèques avec des livres en français.

« Il est possible qu’on décide d’investir plus dans des livres pour les écoles qui n’ont pas accès à des bibliothèques municipales. C’est la même chose lorsqu’on fait un développement professionnel à Winnipeg, quand on invite des gens de Thompson, c’est des temps où ils ne sont pas avec leurs familles. Il faut prendre ça en considération. »

| Une question d’équité

« De plus, les écoles francophones ont un rôle un peu différent des écoles anglophones. On est le catalyseur de la communauté, c’est là que les gens vont se rencontrer pour une fête de fin d’année, c’est un lieu où les francophones vont se rencontrer alors ces parents-là ont des choses à nous dire. »

D’ailleurs dans cette volonté de renforcer le rôle rassembleur des écoles francophones, la DSFM a annoncé deux nouveaux développements pour les écoles : un gymnase à l’école Gilbert-Rosset de Saint-Claude et l’agrandissement de l’école Saint-Joachim à La Broquerie.

« Tous les travaux ont déjà commencé, on a dû repenser aux débarcadères pour les autobus. Ce sont des petits détails auxquels il faut penser.

« Encore une fois, c’est une question d’équité, les parents de Saint-Claude avaient soit le choix d’aller à l’école d’immersion qui a un beau gymnase ou soit l’école francophone qui n’avait pas de gymnase.

« Tout comme pour l’école Saint-Joachim, il y avait huit portatives, donc là encore les parents avaient le choix d’aller dans une autre école avec toutes les infrastructures en place ou alors d’envoyer leurs enfants dans une école francophone avec des portatives où les enfants doivent passer par l’extérieur pour rejoindre le bâtiment. Désormais, l’école pourra accueillir près de 700 élèves. »

La question de l’inflation est aussi dans les pensées de la division scolaire. « On n’a pas encore les factures bien que ce soit le ministère de l’éducation qui les paie. On en a informé le ministère, on s’attend à ce que les coûts soient bien supérieurs.

« Le coût prévu pour le gymnase de Saint-Claude est d’environ 5,5 millions $, et pour l’agrandissement de l’école Saint-Joachim c’est environ 25 millions $ »

(1) Les quatre axe sont : la réussite académique, l’école communautaire, entrepreneuriale et citoyenne, la construction identitaire et le mieux-être, l’inclusion et la diversité.

(2) Pour ceux qui ne peuvent participer aux rencontres, il est possible d’écrire à : communications@dsfm.mb.ca

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