Samuel Boulanger. (photo : Raphaël Boutroy)

Activate Series X, un évènement de la Manitoba Esports Association illumine le milieu des sports numérique. Cet évènement met en relief la popularité croissante des jeux en ligne et cherche à sensibiliser la communauté aux divertissements de ce genre.

Par Raphaël BOUTROY

En préparation depuis plus de trois ans, la Manitoba Esports Association (MEA) a lancé son premier évènement depuis le début de la pandémie. Du 24 au 26 juin, Activate Series X au Radisson Hotel a accueilli des amateurs et professionnels de jeux vidéo pour le Championnat national canadien.

Cet évènement de trois jours a cherché à célébrer les jeux vidéo et surtout la communauté sur laquelle elle dépend. « On veut célébrer la passion locale pour les jeux vidéo », souligne Melanie Penner, directrice exécutive des opérations. L’évènement cherche à réunir la communauté sous l’étendard de l’e-sport professionnel. « On veut tout rassembler, c’est pour cela qu’il y a des vendeurs, des activités interactives et bien sûr les compétitions », dit Melanie Penner.

Le Manitoba a longtemps été un berceau pour la communauté e-sportive au Canada. Melanie Penner explique : « Le MEA est le plus grand organisme sans but lucratif d’e-sport au Canada. On est l’association provinciale la plus active dans le pays ».

Depuis peu, le domaine de l’e-sport connaît une augmentation en popularité au niveau local, national et international. D’après Melanie Penner : «On a de plus en plus de présence sur les médias sociaux. Au cours des cinq jours avant l’évènement on a vendu plus de 100 billets pour Activate Series X. »

La popularité croissante ne suffit pas pour répandre le mot. Samuel Boulanger, un amateur de jeux vidéo explique : « Je n’ai pas entendu parler de l’évènement Activate Series X avant le 22 juin, pourtant je suis plutôt branché sur le sujet ».

L’évènement s’est déroulé du 24 juin au 26 juin. Samuel Boulanger aimerait voir une plus grande représentation de l’e-sport dans les médias. « Pour moi, c’est comme un sport, je veux pouvoir le regarder sur un écran autant que de le voir en personne, mais pour le visionner je dois savoir qu’il y a un évènement. »

Ayant grandi avec des jeux vidéo Samuel Boulanger y trouve un grand plaisir, mais sent qu’il aimerait avoir plus de possibilités pour s’impliquer.

« J’ai toujours aimé les jeux vidéo. J’ai rarement l’occasion de rencontrer des gens en personne pour partager mes intérêts. »

L’implication n’entend pas forcément un évènement, elle peut aussi se faire à d’autres niveaux. « Si mon école ou mon université future avait une équipe d’e-sport, j’y participerais », explique Samuel Boulanger.

Bien que l’e-sport soit une industrie croissante, la discipline n’est pas encore reconnue au niveau fédéral. « On est une industrie qui connaît une grande croissance, mais on n’a pas de régulation fédérale, ni d’aides fédérales », dit Melanie Penner.

L’e-sport a une grande présence aux États-Unis. Cet élément combiné avec le manque d’implication du gouvernement fédéral canadien et de grandes entreprises au Canada pousse le développement canadien vers les États- Unis. Melanie Penner prend un exemple : « Un ancien élève de l’Université du Manitoba était très doué, mais sans vraie possibilité d’épanouissement au Canada. Il s’est donc rendu à Los Angeles. Aujourd’hui il joue pour l’une des meilleures équipes professionnelles des États-Unis ».

Le potentiel de l’e-sport est remarqué par tous ceux impliqués. Samuel Boulanger explique : « Un évènement d’e-sport, ce n’est pas juste un jeu vidéo qui est joué, il y a des vendeurs de nourriture, vêtements, jeux et technologies ». Melanie Penner confirme cette remarque avec son expertise : « La croissance de notre industrie est grande et c’est un milieu qui ne disparaîtra pas d’ici au lendemain ».

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