Michelle Koncz et sa fille Sophie lors de la marche des Fiertés le 5 juin. Sophie (à gauche) en tenue traditionnelle de la région de Kalocsai (au sud de Budapest) et Michelle en tenue de la région de Kalotaszegi (région transylvaine en Roumanie, auparavant faisant partie de la Hongrie). (photo : gracieuseté)

Commencé depuis le 31 juillet, Folklorama 2022 se termine le 13 août. Parmi la douzaine de Pavillons qui vont se déployer lors de la deuxième semaine du festival, les ambassadrices du Pavillon hongrois ont hâte de partager leur histoire.

Par Jonathan SEMAH

Aux origines hongroises de Michelle Koncz, il faut aussi ajouter des origines francophones. En effet, son père, arrivé au Canada à l’âge de 17 ans dans les années 1950 pendant la révolution hongroise, a rencontré sa mère, une enseignante francophone de La Broquerie. Son père voulait fuir la guerre et s’offrir une meilleure vie.

« Mes enfants et moi-même, on s’est toujours impliqué autant dans la communauté hongroise que francophone. Je remercie mes parents de nous avoir permis de vivre totalement nos deux cultures. Ils nous ont permis d’apprécier notre patrimoine culturel autant hongrois que francophone. Les deux sont très importants pour moi. »

Si Michelle Koncz et sa famille ont toujours baigné dans les deux cultures, à l’heure de représenter un Pavillon, elle n’a pas hésité.

« J’aurais pu m’impliquer aussi auprès du Pavillon canadien-français. Mais au Manitoba, il y a plus de possibilités de faire des choses en français qu’en hongrois. La communauté hongroise est plus petite alors pour le Folklorama on aime s’engager un peu plus pour notre côté hongrois. »

Pour rappel, le recensement de 2016 faisait état de 348 085 Canadiens d’origine hongroise. Vibrante, active, engagée et intergénérationnelle sont autant de termes qu’utilise Michelle Koncz pour définir la communauté hongroise de Winnipeg.

« Les plus jeunes comme les plus âgés font notamment du bénévolat. Mes parents font tous deux du bénévolat au pavillon hongrois. De plus, à l’église hongroise, mon père chante dans la chorale et ma mère fait les lectures. On organise des repas communautaires qui rappellent aux gens la gastronomie de leur pays d’origine. »

Un Pavillon haut en couleur

Le Pavillon hongrois est aussi une histoire de famille pour les Koncz. En effet, Michelle Koncz était déjà ambassadrice en 2009 avec son père et son fils Christopher. Cette année, c’est avec sa fille Sophie que Michelle Koncz représentera la culture hongroise. Pour cette éditions, outre Michelle Koncz et sa fille, un autre duo mère-fille représentera le Pavillon hongrois. D’ailleurs, Michelle Koncz en dit un peu plus sur le rôle et les responsabilités d’une ambassadrice.

Trois générations d’ambassadeurs en 2009 avec le père de Michelle Koncz à sa droite et son fils à sa gauche. (photo gracieuseté)

« Nous devons évidemment promouvoir Folklorama, mais aussi, et bien sûr, notre propre Pavillon. On fait beaucoup de représentations. Nous étions là pour mois de la Fierté, pour le jour du Canada ou encore à l’Hôtel de Ville. Je suis très fière de faire tout ça avec ma fille. C’est spécial pour moi, mais aussi pour mon père. Il voit qu’on n’oublie pas nos racines. »

Michelle Koncz qui n’est pas retournée en Hongrie depuis 2018 espère y aller bientôt. En attendant, c’est la Hongrie qui vient à elle et à tout le public manitobain.

« Le programme de notre Pavillon est chargé. Il y a trois spectacles par soir. Les prestations artistiques comprennent des danses traditionnelles des différentes régions hongroises comme la Czardas notamment. C’est une danse assez active, il y a beaucoup de petits pas rapides. Il y a aussi de la musique avec en vedette les instruments à cordes. Nous avons aussi, directement de la Hongrie, un groupe de musiciens qui s’appelle Dobroda Zenekar. Ils vont jouer en direct chaque soir. À découvrir également un marché hongrois avec des produits du pays comme le paprika, des sauces ou des objets d’art. »

La danse et la musique pourront fatiguer une partie du public, mais pour ceux-là Michelle Koncz a prévu de les réconforter avec des mets traditionnels.

« On va servir du Langos qui est une galette frite garnie de sel d’ail ou de sucre blanc. C’est un des plats préférés du public chaque année. Il y a aussi le Paprikash au poulet avec des petites boulettes de pâte. C’est très typique de la cuisine hongroise. »

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