Par Simon LAPLANTE
Des enseignants dévoués et engagés, un curriculum riche, de nombreuses activités extracurriculaires (club de lecture, club de théâtre, club de pêche, club de ski de fond sur la rivière La Salle, échange au Québec chaque année pour les élèves de la 7e et 8e année, une cafétéria offrant des repas chauds chaque jour, des équipes sportives supportées par plusieurs entraineurs, une éducation plein-air dans la forêt de la rivière La Salle, un comité scolaire composé de 20 parents, etc.
Et pourtant, certains parents choisissaient de quitter mon école pour des jardins plus verts selon eux. Dans sa lettre à la rédaction (La Liberté, 15 au 22 avril 2026), Stéphane Allard démontre statistiquement très bien comment cette illusion d’une herbe plus verte de l’autre côté de la clôture vient affecter les effectifs de la DSFM. Notre système scolaire permet à nos parents de choisir l’école qui selon eux répond le mieux aux besoins de leur enfant. Malheureusement, l’analyse de M. Allard ne tient pas compte que pour plusieurs parents, ce choix est basé sur des croyances religieuses, une perception (erronée) que l’école privée est plus performante et que l’herbe est plus verte de l’autre côté de la clôture.
En effet, dans le contexte des écoles publiques, la réalité est que la programmation est sensiblement la même pour toutes les écoles secondaires. Cette programmation est basée sur le curriculum, sur les restrictions budgétaires, sur les limites du dévouement du personnel et sur les limites du complexe scolaire. La programmation et les activités parascolaires sont initiées aussi en grande partie par les valeurs et les priorités du personnel de chaque école. Dans ce contexte, chaque école offre une programmation unique. Cette programmation est souvent affectée par les ressources financières disponibles (parentales et divisionnaires) et le niveau d’implication du personnel dans la vie éducative et parascolaire de ses étudiants.
Dans chaque école, nous trouvons des éducateurs dévoués et des éducateurs moins impliqués. Dans chaque école, nous trouvons des programmes et des problèmes absolument uniques. Dans ce contexte, les écoles de la DSFM ne sont ni moins ni plus performantes que n’importe quelles autres écoles secondaires. Si, comme M. Allard le démontre bien, nous perdons de nombreux étudiants du primaire au secondaire, cette situation n’est pas le résultat d’une programmation inférieure, mais l’illusion acceptée par de nombreux parents que l’herbe est plus verte de l’autre côté de la clôture. Ce que ces parents oublient, c’est que quand vient l’automne, toutes les herbes deviennent jaunes!

