Le 6 juin, l’association Sous le Baobab célébrera la Fête nationale du Cameroun au Centre culturel franco-manitobain (CCFM), lors de son gala annuel.

À la fois célébration culturelle et campagne de financement, l’évènement se veut aussi une porte d’entrée vers les communautés africaines du Manitoba.

« Vibrer à l’unisson avec le Cameroun », c’est la proposition de Sous le Baobab.

De 18 h 30 à 1 h, à la salle Jean-Paul-Aubry du CCFM, ce sera l’occasion de (re)découvrir la culture camerounaise.

Avec un tarif individuel de 40 $ pour les adultes et de 20 $ pour les jeunes, quelque 350 billets ont été mis en vente.

« C’est possible qu’on ait encore des billets en vente à l’entrée. Sinon, nous conseillons toujours que les gens obtiennent leurs billets avant », précise René Tondji-Simen, président de Sous le Baobab.

Ouvert à tous, le gala doit, selon lui, permettre aux Camerounais et Camerounaises du Manitoba de s’unir pour partager leur culture au-delà de leur communauté.

« Montrer ce que nous sommes, montrer ce que nous pouvons faire. Accueillir les gens, rire avec eux, danser avec eux. »

Lors de cette soirée, différentes prestations culturelles seront proposées, principalement des danses traditionnelles et de la musique camerounaises et africaines, par des enfants, des jeunes et des adultes.

Le public pourra aussi découvrir des plats typiquement camerounais, adaptés à différents régimes alimentaires.

Parmi eux, le ndolé, plat camerounais emblématique, « qui se fait distinguer dans tout le continent africain et au-delà », souligne René Tondji-Simen.

Une fête appelée à porter ses fruits

Cet évènement constitue la principale source de revenus de l’association, en complément des cotisations annuelles des membres.

Organisé depuis 2003, ce rendez-vous s’est imposé au fil des ans et permet aujourd’hui de soutenir les activités de Sous le Baobab.

L’association propose notamment de la formation culturelle pour sensibiliser les enfants d’origine camerounaise à leurs cultures, y compris à certaines langues camerounaises.

Elle organise aussi des ateliers pour les enfants, les jeunes, les adultes et les parents.

Sous le Baobab soutient également un groupe de danse adulte et une équipe de soccer appelée à participer à Coupe d’Afrique des nations du Manitoba, une compétition organisée à Winnipeg de juin à août.

L’organisme offre également des bourses d’excellence grâce à un fonds de dotation à Francofonds et organise, chaque février, la Fête de la jeunesse, dont l’entrée est gratuite.

Les fonds recueillis servent aussi à couvrir les coûts de location de salles, d’équipement, de tenues, de matériel, d’encadrement et, au besoin, d’aide à des membres en difficulté.

Pour René Tondji-Simen, le gala du 6 juin doit donc permettre de célébrer le Cameroun, mais aussi de soutenir tout ce qui fait vivre Sous le Baobab le reste de l’année : les jeunes, la culture, le sport, l’entraide et la transmission.