Deux nouveaux diacres permanents rejoignent l’archidiocèse de Saint-Boniface.

C’est à travers une cérémonie tenue le 15 juillet et présidée par Mgr Albert LeGatt, que Daniel Bahuaud et David Foidart ont été ordonnés au diaconat permanent entourés de leurs familles et de leurs proches.

C’est l’aboutissement de cinq années d’études et de formation pour les deux hommes de foi. Une nouvelle étape donc, qui ne marque pas tout à fait un changement de carrière pour Daniel Bahuaud, qui reste coordonnateur des communications de l’archidiocèse de Saint-Boniface. Un poste qu’il occupe depuis 2018 auquel s’ajoutera son nouveau rôle d’engagement au service de l’église.

Il nous en dit un peu plus sur la fonction de diacre : « Un diacre est un membre du clergé mais c’est un rôle de service, ce n’est pas un titre rémunéré. Nous sommes au service de l’église diocésaine et au service de l’évêque.

« Le diacre a un rôle de prédication mais avant tout, il a un service de charité. Depuis les premiers apôtres les diacres sont dédiés aux plus appauvris, les veuves, les orphelins. »

Toute personne appelée au diaconat se doit donc de choisir où diriger ses services.

Certains rendent visite aux prisonniers, d’autres s’occupent des aînés dans les foyers de soin de longue durée.    

« Moi, j’accompagne les personnes qui vivent une séparation ou un divorce. »

Un rôle de soutien et d’accompagnement que Daniel Bahuaud exerce presque par réflexe.

 « Il s’agit d’accompagner la personne avec une perspective de foi, mais c’est aussi d’être présent, de faire preuve d’écoute. »

Il organise des groupes de parole chaque semaine pour « s’écouter, réfléchir, prier », et retrouver la sérénité.

Daniel Bahuaud souligne également l’engagement de son confrère, David Foidart, qui lui, s’engage auprès de l’Arche et des personnes vivant avec une trisomie.

« Nous avons tous des parcours très différents, mais nous partageons le même désir de servir. »

 Un parcours au service des autres

Et puisque l’on parle de parcours, celui de Daniel Bahuaud n’est pas inconnu des lecteurs deLa Liberté .

Avant de rejoindre l’archidiocèse et de rédiger, entre autres, des chroniques religieuses pour les pages du journal,  il a consacré près de 20 ans à votre hebdomadaire francophone en tant que journaliste.

Et c’est avec une certaine tendresse qu’il regarde en arrière vers ces années-là. Mais il remarque surtout une continuité, une suite logique dans son parcours professionnel.

« Je vois que tout a été taillé d’une même étoffe. Lorsque l’on est journaliste, on pratique l’écoute active. On rencontre des gens qui sont parfois dans des situations difficiles. On essaie de comprendre et de bien retranscrire ce qu’ils nous ont communiqué. Je réalise que je fais la même chose, même en ministère. »

Les compétences développées au sein d’une salle de rédaction, il l’affirme, lui servent encore aujourd’hui. « Poser des questions, écouter sans juger, chercher à comprendre l’autre… Ce sont des habiletés que j’utilise toujours. »

Avant cela, Daniel Bahuaud avait tenté l’aventure en tant qu’enseignant. Au-delà de l’écoute l’on retrouve donc une forte notion de transmission dans son parcours, particulièrement utile aujourd’hui encore, dans sa mission de prédication.

« Jusqu’aux homélies maintenant, il y a un élément de transmission, d’interprétation de l’Évangile et de son application dans la vie de tous les jours. »

Se placer au service de sa communauté, le plaisir de la rencontre, « il y a une grande joie dans ce que je vis et fais », confie Daniel Bahuaud qui l’assure sans détour : « Je suis en cohérence avec moi-même, mes valeurs. »