Le 28 octobre prochain, les citoyens du Manitoba se rendront aux urnes pour choisir leurs représentants, mais aussi les commissaires scolaires, notamment les 11 membres qui composent la Commission scolaire franco-manitobaine (CSFM).

Alors que la date limite pour déposer sa candidature approche à grands pas, fixée au 22 septembre, l’Association manitobaine du personnel enseignant francophone (AMPEF) rappelle l’urgence de s’engager pour l’avenir de l’éducation francophone.

Désirée Pappel, présidente de l’AMPEF, souligne que la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) est actuellement en pleine croissance.

Cette expansion s’accompagne de besoins grandissants dans les salles de classe, ce qui nécessite un financement et des ressources adéquats pour bien soutenir les élèves.

Appel à la participation

Malgré ces enjeux importants, Désirée Pappel note qu’il y a souvent un manque de participation et de candidatures lors des élections scolaires.

Selon un avis partagé par la DSFM en date du 14 septembre, 13 candidats étaient en lice dans les trois régions électorales. 

Elle explique cette situation par le fait que les parents sont déjà très occupés, mais aussi par une méconnaissance du rôle crucial que jouent les commissaires au sein de la division.

Le rôle des commissaires est essentiel dans le système éducatif. Ils ont la responsabilité légale de gérer la Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) dans son ensemble. Ils décident des grandes orientations pour mener les élèves vers leur réussite scolaire et ils sont là pour servir au mieux la communauté.

Pour démystifier cette fonction essentielle, elle précise :

« Ce n’est pas juste planifier ou donner l’approbation d’un budget, c’est aussi de déterminer quels programmes sont importants pour les enfants, pour leurs besoins, et assurer que les ressources sont en place ».

Les commissaires ont également leur mot à dire sur des éléments clés tels que le transport, les politiques de la division, l’embauche du personnel et les solutions aux défis actuels des écoles, incluant la rétention des enseignants et la complexité croissante des besoins des élèves en classe.

Cette année, l’élection revêt un caractère particulièrement exceptionnel grâce au récent réaménagement des régions électorales de la division.

Ce changement structurel crée une troisième place à combler dans la région du Nord et de l’Ouest. Avec l’ouverture prochaine d’une nouvelle école à Brandon, il y a là une occasion pour les résidents de la région de s’impliquer directement et de contribuer au succès de ce nouvel établissement.

Au-delà de la gestion administrative, l’AMPEF recherche des candidats porteurs de valeurs fortes, capables de refléter toute la diversité de la communauté franco-manitobaine. L’inclusion est en effet primordiale pour l’association.

Les écoles, le « cœur de la francophonie ici au Manitoba »

Désirée Pappel lance cet appel aux futurs candidats : « Ce qu’on cherche vraiment, ce sont des personnes qui veulent faire des écoles des lieux sécuritaires pour tous les élèves, où les élèves peuvent apprendre et se sentir valorisés, et se sentir vraiment comme s’ils ont leur place dans nos écoles. On souhaite vraiment encourager les personnes qui ont ces valeurs et qui ont les besoins des élèves à cœur, de se présenter comme candidat. »

Pour assurer une représentation juste, elle insiste sur le fait qu’il est essentiel que « les commissaires reflètent cette même richesse et diversité de nos élèves et de notre personnel qu’on voit dans les écoles ».

Les écoles sont considérées comme le véritable cœur de la francophonie au Manitoba. En s’impliquant et en s’inscrivant avant la date limite du 22 septembre, les futurs candidats peuvent garantir la pérennité de cette institution.

Comme le rappelle Désirée Pappel avec conviction, « les écoles de la DSFM sont au cœur de la francophonie ici au Manitoba. Si la francophonie est un essor, je pense que c’est vraiment grâce à nos écoles qui assurent le futur de notre langue ».

Pour rappel, pour être admissible à titre de candidat ou candidate à une élection scolaire de la CSFM, la personne doit :

– être citoyen·ne canadien·ne;

– avoir résidé au Manitoba pendant au moins six mois avant le jour du scrutin;

– être âgé·e d’au moins 18 ans le jour du scrutin;

– ne pas avoir perdu, en vertu de la Loi sur les écoles publiques ou de toute autre loi, le droit de voter aux élections tenues dans une division ou un district scolaire, et ne pas en être autrement privé·e par la loi.

La DSFM publiera un communiqué officiel le 24 septembre 2026 afin d’annoncer les candidatures officiellement retenues pour les élections scolaires.

Plus d’informations sur ces élections scolaires 2026 de la CSFM.