Selon le rapport, 3 855 interventions policières et 6 356 interventions des services d’incendie et d’ambulances auraient pu être gérées par des « interventions communautaires », afin de libérer les ressources des premiers répondants pour d’autres appels d’urgence.
En conséquence, le rapport recommande la création d’une quatrième voie d’intervention en cas de crise, composée d’organisations autochtones, d’organismes communautaires, de prestataires de soins de santé et d’autres services d’urgence. Les appels non urgents au 911 seraient ainsi orientés vers un centre communautaire de coordination des interventions en cas de crise, qui disposerait de ressources spécialisées en matière de désescalade et d’accompagnement et serait en mesure d’assurer un suivi à court terme.
« Chaque année, nous recevons des milliers d’appels de personnes qui ont besoin d’aide, mais qui n’ont pas nécessairement besoin d’un policier, d’une équipe de pompiers ou d’une ambulance », a dit le maire de la Ville de Winnipeg, Scott Gillingham.
« Ce modèle nous aiderait à envoyer l’intervention adéquate, assurée par le prestataire approprié, au moment opportun, offrant ainsi aux personnes un soutien plus adapté tout en permettant aux services d’urgence de se concentrer sur les appels urgents qui requièrent leurs compétences spécialisées. »
Le maire devra présenter ce rapport au conseil municipal pour approbation lors de la reprise des rencontres du conseil en septembre. S’il est approuvé, la Ville se tournera ensuite vers la Province pour établir un partenariat visant à élaborer un plan de mise en œuvre, comme le souligne le rapport.

