Le ministre des Relations Canada-Etats-Unis, Dominic LeBlanc, était présent jeudi matin à Washington, entamant en fin de matinée une rencontre avec le négociateur américain Jamieson Greer, a constaté sur place un journaliste de l’AFP.
“J’ai toujours hâte de me remettre au travail”, a déclaré rapidement à la presse M. LeBlanc avant d’entrer dans le bâtiment.
Mercredi, le Canada et les Etats-Unis s’étaient dit proches de la conclusion formelle d’un accord commercial, au lendemain de la suspension pour trois jours par Donald Trump de l’entrée en vigueur de nouveaux droits de douane punitifs de 50 % sur une série de produits canadiens.
Les détails de l’accord, qui n’ont pas à ce stade été dévoilés publiquement, ont été communiqués mercredi par Mark Carney aux dirigeants des provinces et des territoires.
Ces derniers disposent en propre de plusieurs compétences, à l’instar de celle d’ordonner la remise en vente de l’alcool américain, retiré des rayons dans plusieurs provinces en 2025.
“Le Premier ministre nous a demandé, en tant que premiers ministres provinciaux, de remettre l’alcool américain en vente”, a déclaré à la presse le dirigeant de la province de la Nouvelle-Ecosse, Tim Houston.
“C’est un point de friction… Qui a en réalité vraiment dérangé les Etats-Unis”, a-t-il ajouté.
Mark Carney a également demandé aux provinces que soit retirée des politiques d’approvisionnement toute disposition qui “exclut spécifiquement les Etats-Unis”, a affirmé le dirigeant de cette province de l’est du Canada.
Les provinces pourraient ainsi toujours favoriser des fournisseurs canadiens sans toutefois formellement le spécifier.
L’accord semble être “le meilleur résultat que nous puissions espérer face à cette administration”, a estimé Tim Houston.
La dirigeante du Québec, Christine Fréchette a quant à elle déclaré, à la sortie de cette réunion avec Mark Carney mercredi, que “ce n’est pas possible pour nous de se positionner” car “on n’a pas encore le portrait complet” de l’accord en cours de négociation.
En outre, la politique de la gestion de l’offre, qui encadre la production, les prix et les importations dans le secteur du lait et de la volaille et qui a précédemment été remise en cause par Donald Trump, doit être préservée et constitue une “ligne rouge”, selon la dirigeante québécoise.
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