Après une décennie passée au service du monde étudiant, Beydi Traoré entame un virage professionnel majeur.
À compter de ce 15 septembre, il prend officiellement ses fonctions en tant que nouveau directeur général de Francofonds.
Un changement de cap mûrement réfléchi pour l’ancien responsable de l’Association étudiante de l’Université de Saint-Boniface (AEUSB). Après dix ans à faire le tour des enjeux étudiants, Beydi Traoré ressentait le besoin de renouvellement :
« C’est une expérience incroyable que j’ai eue à l’association étudiante. C’est un parcours que j’ai adoré.
« La seule chose, c’est que je me suis toujours dit que que je me donnais dix ans à l’association étudiante au maximum et ensuite essayer d’évoluer.
« Pour moi, il est temps de laisser de la place à du sang-neuf, à de la nouveauté et une nouvelle personne qui pourrait apporter de nouvelles idées. »
Une transition en douceur
Tout en restant ancré au cœur de la francophonie manitobaine, son nouveau bureau sera tout proche de l’USB, le nouveau directeur s’attaque désormais au secteur de la philanthropie.
Une transition fluide qu’il aborde sereinement grâce aux compétences acquises en gestion, finance et gouvernance.
« La philanthropie, c’est différent de ce que je fais actuellement, mais c’est quelque chose auquel je peux facilement m’adapter.
« La direction de l’AEUSB m’a permis de développer une expérience assez concrète en gestion, en gouvernance, en finance et en partenariat, ainsi qu’en relation avec différentes parties prenantes. Mais ça m’a surtout appris l’importance de l’écoute et de la collaboration.
« Et je pense que ça, c’est très important pour un poste comme celui à Francofonds, parce qu’il y a beaucoup de relationnels. »
Cap sur le 50ᵉ anniversaire
Parmi ses premières priorités, Beydi Traoré entend privilégier l’écoute de l’équipe, des partenaires et des donateurs. Ces derniers ont d’ailleurs déjà été prévenus de son nouveau rôle.
« J’ai pas mal de ces personnes-là qui m’ont félicité personnellement parce que j’avais déjà des relations avec ces personnes », confie-t-il, par ailleurs.
Beydi Traoré souhaite s’inscrire dans la continuité du travail accompli par sa prédécesseure, Nathalie Kleinschmit, qui après trois ans à la direction générale de l’organisme avait annoncé son départ plus tôt cet été, tout en se projetant vers l’avenir.
Un horizon important se profile déjà : le 50ᵉ anniversaire de Francofonds, qui sera célébré en 2028.
« C’est l’occasion de célébrer ce qui a été accompli, mais également de réfléchir sur ce que nous voulons construire dans les prochaines décennies. »
Un article plus complet sur cette actualité sera à lire dans l’édition du 23 septembre 2026.

