La déroute des républicains lors des élections de mi-mandat aux États-Unis ne change en rien les priorités du Canada, qui cherche à réduire sa dépendance à l’égard de son voisin, a assuré mercredi le ministre chargé des négociations commerciales avec Washington.
“Nous avons évidemment pris note des résultats de l’élection aux États-Unis (…). Mais notre priorité n’a pas changé”, a déclaré Dominic LeBlanc à la presse, en évoquant la stratégie du gouvernement de Mark Carney visant à diversifier les partenariats commerciaux et lancer de grands projets pour être moins dépendant des États-Unis.
“C’était notre priorité hier. C’est notre priorité aujourd’hui et ce sera la priorité demain dans le budget” fédéral qui doit être présenté jeudi devant le Parlement, a-t-il ajouté.
M. LeBlanc a souligné par ailleurs que les négociations commerciales avec le Canada relevaient de la responsabilité de la Maison Blanche, et que la vague démocrate au Congrès n’entraînerait donc pas de changements à ce niveau-là.
Les relations entre le Canada et les États-Unis se sont très nettement dégradées depuis le retour au pouvoir de Donald Trump en 2025 et l’imposition par son administration de droits de douane sur des produits canadiens.
La situation s’est encore envenimée après la rupture fin août par M. Carney des négociations commerciales entre les deux pays et les mesures de représailles adoptées par Ottawa pour riposter aux nouvelles surtaxes américaines.
Les deux voisins ont toutefois estimé dimanche qu’ils approchaient d’une sortie de crise, Donald Trump affirmant même être “très près d’un accord” avec le gouvernement canadien.
S’exprimant devant la presse mardi soir au sommet du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda, Mark Carney a souligné que les négociations avaient “fait des progrès”, notamment grâce à l’abandon par Washington de certaines “lignes rouges” pour le Canada.
Mais “nous n’avons pas terminé”, a-t-il nuancé, certaines “questions importantes” devant encore être réglées.
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