Avec des informations de Hugo BEAUCAMP.

Cette année, au Manitoba, ils étaient dix candidats en lice inscrits pour cette édition.

Pour rappel, le concours Ma thèse en 180 secondes, lancé par l’Association francophone pour le savoir en 2012, dénommée désormais simplement Acfas, permet aux jeunes chercheuses et chercheurs de vulgariser leurs travaux devant un auditoire de non-initiés.

Chaque participante et participant a 180 secondes, soit trois minutes, pour présenter un exposé clair, concis et néanmoins convaincant de son projet de recherche.

C’est finalement la doctorante en microbiologie Rebecca Pagès qui a été la plus convaincante.

« J’ai bien travaillé, mais je ne m’y attendais pas particulièrement! », lance la gagnante quelques secondes après l’annonce de sa victoire.

Microbiologie et l’agriculture

Rebecca Pagès est d’autant plus surprise car elle s’est inscrite au concours seulement quelques jours avant la fin de l’application.

« Je pense que j’ai vraiment commencé à préparer très sérieusement mon texte il y a un peu plus d’une semaine. Mais en fait, avec mon partenaire Liam Zamora (ndlr : un autre candidat de cette édition 2026), on s’entraînait tout le temps.

« Par exemple, le matin il mettait un réveil, il m’entraînait et me disait : allez Rebecca, maintenant tu as trois minutes (rires). Donc, on faisait ça très régulièrement et de manière spontanée. »

Rebecca Pagès, la doctorante d’origine française, en dit aussi un peu plus sur le projet qu’elle a présenté devant le jury. Elle résume ce sujet « à la frontière entre la microbiologie et l’agriculture. »

« L’idée, c’est de voir l’impact des différents engrais qui sont utilisés sur les comités du sol dans un objectif d’améliorer la production agricole tout en réduisant l’impact climatique », ajoute-t-elle.

Avec cette première place, Rebecca Pagès s’offre le premier prix de 1 000 $. Mais aussi, elle représentera le Manitoba lors de la finale nationale canadienne qui aura lieu à Trois-Rivières le 13 mai 2026 dans le cadre du Congrès de l’Acfas.

« C’est un peu plus stressant parce que ça rend les choses beaucoup plus officielles quand même. Donc, on verra! », indique Rebecca Pagès.