Avec une augmentation de 2,89 % par rapport à l’année scolaire 2025-26, le budget de la Division scolaire Louis-Riel (DSLR) pour la prochaine année scolaire a permis d’éliminer le déficit accumulé auquel la commission scolaire était auparavant confrontée. L’augmentation de la taxe scolaire pour financer ce budget a été fixée à 9,99 %, une hausse moyenne de 153,60 $ par an pour les propriétaires fonciers.
Le conseil a approuvé le budget de 281 731 342 $, qui comprend une enveloppe de 118 420 658 $ provenant du gouvernement provincial, soit une diminution de près de 4,8 millions $ par rapport au financement provincial de l’année scolaire en cours.
« Le conseil s’est efforcé de trouver un équilibre entre l’accessibilité financière pour les contribuables et la nécessité de maintenir des environnements d’apprentissage sûrs, inclusifs et favorables aux élèves », dit Sandy Nemeth, présidente du conseil scolaire de la DSLR.
Ce budget a été le premier à être élaboré en fonction du nouveau format qui visait d’abord à recueillir les commentaires de la communauté : au lieu de présenter un budget entièrement rédigé, comme c’était traditionnellement le cas les années précédentes, la DSLR a choisi d’organiser une séance de consultation et un sondage afin de recueillir des avis sur les priorités budgétaires pour l’année à venir.
Les répondants ont mis de l’avant la taille des classes, les services d’accompagnement des élèves, la santé mentale et les investissements dans les infrastructures comme les domaines les plus importants à privilégier.
La plus grande priorité lors de l’élaboration du budget était donc de s’assurer qu’un soutien suffisant soit disponible pour les plus de 3 300 élèves de la division ayant des besoins chroniques. Cela impliquait notamment de veiller à ce que les enseignants bénéficient d’un soutien adéquat et que les écoles disposent d’équipements suffisants.
Bien que le conseil s’attende à ce que le nouveau format d’élaboration du budget continue à être revu et discuté, Sandy Nemeth se dit satisfaite du processus et estime qu’il a été bénéfique de recueillir plus tôt les commentaires de la communauté sur leurs priorités.
« Au final, le conseil était satisfait du budget. C’est un bon budget, qui va nous permettre de continuer à répondre à certains besoins urgents. »
Les travaux sur les infrastructures encore reportés
Selon Sandy Nemeth, bien que la DSLR dispose d’une « longue liste » de réparations et d’améliorations des infrastructures, le budget de cette année a dû se concentrer sur d’autres aspects du soutien aux élèves, repoussant ainsi certains investissements dans les infrastructures à des années ultérieures.
Elle cite un exemple : depuis plusieurs années, le conseil envisage d’installer l’air climatisé dans plusieurs écoles, car la chaleur des derniers mois de l’année scolaire peut rendre les salles de classe moins propices à l’apprentissage.
Cette année, au lieu d’installer un système d’air climatisé dans une école que le conseil avait initialement identifiée, qui était plus grande et accueillait davantage d’élèves, ils ont choisi d’en faire l’installation dans une école plus petite, puisque cette décision coûtera moins cher.
« Ce sont le genre de choses que nous examinons, explique Sandy Nemeth. Mais dans un an, lorsqu’on installera l’air climatisé dans cette école, cela coûtera plus cher, car les coûts ne baissent pas. »
L’inflation joue malheureusement un rôle important dans ces décisions, ajoute-t-elle. Bien que les besoins en infrastructures soient évalués en dollars de 2026, le coût des travaux d’entretien nécessaires dans les écoles continuera d’augmenter d’année en année.
« Il n’est pas difficile de dire que nous donnons la priorité aux salles de classe. Mais la réalité, lorsque nous faisons cela, c’est que la facture pour ce que nous reportons sera exponentiellement plus élevée. »
D’un autre côté, Sandy Nemeth se réjouit que le programme de maternelle à temps plein ait pu continuer à bénéficier d’un financement.
Pour elle, ce programme a « changé la donne » en permettant aux jeunes élèves de maternelle de passer plus de temps à l’école et en soutenant leurs parents.
« Nos programmes existent tous pour une raison, ajoute-t-elle. Ils répondent tous à un besoin spécifique et soutiennent notre communauté d’une manière ou d’une autre. »
« Si jamais nous en arrivons à un moment où nous devons réduire nos activités, cela ne se fera pas sans chercher à voir si nous pouvons répondre au besoin que ce programme était censé satisfaire, mais peut-être d’une manière différente, moins coûteuse. »
Initiative de journalisme local