Lancée depuis plusieurs mois par le gouvernement fédéral, la politique « Achetez canadien » semble trouver de l’écho auprès des consommateurs canadiens.
En effet, selon l’étude de la BDC (1), 57 % des répondants se dit prête à payer plus cher pour des produits canadiens. En moyenne, ces personnes accepteraient de payer 23 % de plus.
Aussi, la clientèle est plus encline à payer un supplément pour des versions canadiennes d’électroménagers (38 %), de mode haut de gamme (35 %) et de produits pharmaceutiques (32 %).
Les principaux freins à l’achat canadien sont le prix plus élevé (47 %), un choix ou une variété limités (45 %) et la difficulté d’identification (37 % trouvent cela difficile) en raison d’un étiquetage peu clair ou inconstant.
L’utilisation de signaux clairs, comme une étiquette standard « Produit du Canada » (49 %) ou un symbole de feuille d’érable (41 %), est jugée essentielle pour aider les consommateurs à repérer les produits locaux.
De manière plus large, et hors de la question de l’achat local, les deux tiers (66 %) des consommatrices et consommateurs canadiens fondent principalement leurs décisions d’achat sur le prix.
Près des deux tiers de la clientèle privilégient la qualité ou la durabilité comme critère secondaire.
Pour déterminer si un produit offre un bon rapport qualité-prix, les consommateurs se basent d’abord sur la durabilité/longévité (59 %), la qualité des matériaux ou de la fabrication (51 %) et la capacité du produit à répondre à leurs besoins (50 %).
Enfin, les habitudes de fréquentation montrent une domination des grandes enseignes, au détriment des PME locales.
67 % d’achats réguliers se font dans les grandes entreprises canadiennes (exemple : Canadian Tire, Sobeys). 64 % dans les grandes entreprises américaines (Walmart, Costco). Et, 47 % des achats réguliers se font dans les entreprises locales indépendantes.
(1) L’étude a été menée via un sondage en ligne qui s’est déroulé du 10 au 14 décembre 2025. Les répondants sont des consommatrices et consommateurs canadiens âgés de 18 ans et plus, tous membres du panel Forum Research. Au total, 1 499 personnes ont été interrogées.
