À l’issue de ce scrutin, les conseillers des Français de l’étranger seront élus. Ils siègent au sein des conseils consulaires et participent à la représentation des Français établis hors de France.

Par ailleurs, des délégués consulaires seront également élus. Ils ont notamment pour mission de participer à l’élection des sénateurs représentant les Français établis hors de France.

Ils peuvent être des interlocuteurs directs sur des questions concrètes comme les bourses scolaires, les aides sociales, le tissu associatif, l’emploi, la formation professionnelle ou encore la sécurité.

Depuis le 22 mai jusqu’au mercredi 27 mai à 12h (heure de Paris), il est possible de voter directement en ligne pour ce scrutin.

Un élément important pour les Français du Manitoba, alors qu’il n’y a pas de bureau de vote dans la province.

Pour ces élections, 433 conseillers des Français de l’étranger et 77 délégués vont être élus pendant six ans.

Pour le Canada, ces élections ont lieu dans quatre circonscriptions : Vancouver, Toronto, Québec et Montréal, Moncton.

Les Français du Manitoba votent dans la deuxième circonscription qui regroupe l’Ontario et le Manitoba. Six listes sont sur sa ligne de départ, La Liberté a pu s’entretenir avec les candidats.

Francine Watkins est conseillère des Français de l’étranger dans la circonscription consulaire de Toronto (Ontario et Manitoba). Elle est candidate à sa réélection.

Au-delà même de cette élection, elle explique ce qui est important pour elle.

« Pour moi, c’est de redynamiser la communauté française au Manitoba, car nous n’avons plus que 369 personnes inscrites au registre des Français. Et donc, sur la liste électorale, c’est très peu.

« Si nous arrivons à faire une campagne, après les élections, et sur la durée, pour que les gens se réinscrivent au registre, et donc sur les listes électorales, ça nous permettrait de faire augmenter le nombre d’inscrit pour qu’éventuellement, il puisse y avoir un bureau de vote à Winnipeg, pour les consulats, pour les législatives, et aussi surtout pour les présidentielles après.

« Donc c’est important que les gens s’identifient et puissent voter et exprimer leur voix. »

Yann-Alexandre Girard est également candidat et tête de liste pour cette élection. Avec ses co-lisiters, il propose du changement pour les tournées consulaires pour que les Français du Manitoba ne rate pas ce moment administratif essentiel pour refaire un papier d’identité comme un passeport, par exemple.

« Premier point que j’aurais aimé souligner, c’est au niveau des effectifs à Toronto parce que nous, toute notre circonscription converge autour de Toronto. Nous, on prône vraiment le renforcement de nos effectifs à Toronto.

« Et le deuxième point, c’est pour Winnipeg, Ottawa et Sudbury, on prône un concept, qui n’est pas nouveau, mais déjà utilisé par beaucoup de chancelleries européennes, ce sont des permanences consulaires à date fixe. »

Nous, on dit que ce n’est pas suffisant d’augmenter des tournées. On veut vraiment des permanences consulaires à date fixe.

Séverine Biderman est aussi une conseillère des Français de l’étranger sortante pour la circonscription de Toronto (Ontario et Manitoba).

De manière plus large, elle souligne l’importance de ces élections qui n’avaient obtenu qu’un taux de participation aux alentours de 15 % pour les précédentes élections.

« En effet, ces élections sont un peu méconnues, c’est dommage, parce que je trouve qu’on a quand même un rôle très constructif et de terrain que ce soit au niveau des aides sociales, ou même pour la dématérialisation du vote, on a vraiment un rôle de proximité.

« On est, j’ai presque envie de dire, un peu sous-exploités, et c’est dommage. »

Anne-Marie Maupertuis vit à Winnipeg depuis 24 ans. Elle est sur la même liste que Séverine Biderman et partage son constat.

« Ce n’est pas sûr que les gens soient au courant de ces élections-là, ou même de savoir ce que la France peut faire pour eux. Particulièrement pour le Manitoba, pour pouvoir voter, il faut aller à Toronto.

« Donc oui, le vote par Internet peut nous aider, peut augmenter la visibilité des Français expatriés, tant au Canada qu’ailleurs, et faire en sorte aussi que les Français votent et connaissent leurs droits en tant que Français expatriés. »

Patrick De Pau est un infirmier autorisé et diplômé de l’Université de Saint-Boniface. Il vit désormais en Ontario. Pour ces élections, la question de la santé est un enjeu.

« On souhaite garantir l’accès universel à la carte vitale pour les ressortissants français lorsqu’ils retournent en France, afin d’avoir une couverture sociale qui pourrait les aider fortement.

« Surtout qu’une grande majorité de Français a toujours un point d’attache ou une résidence de replis en France, ils retournent assez régulièrement en France, donc ça serait un point quand même important. »

Hermine Mbondo est cheffe d’entreprise et présente une nouvelle liste pour ces élections. Redonner du lien entre les communautés françaises du Canada est essentiel, selon elle.

« Notre programme est basé sur un constat, sur du vécu. On est arrivés ici certains depuis peu, d’autres depuis plus longtemps. Et le fait de renforcer les liens entre Français, ça revenait régulièrement dans les discussions.

« En sachant que nous, on est ici en tant que Français, on est dans une francophonie également plurielle, donc on n’est pas les seuls francophones. Et a part peut-être par fois le 14 juillet qui est célébré, il n’y avait vraiment rien qui les reliait à la France.

« Donc nous, on cherche à renforcer ces liens-là où chacun arrive comme il est, est fier d’être Français comme il est, dans toute la diversité. Donc, on compte mettre en place des évènements présentiels autour de différentes thématiques.

« L’idée est d’avoir des opportunités d’échange et de rencontres inclusives. »

Olivier Giffaux siège aussi en tant que conseiller des Français de l’étranger au sein du conseil consulaire de Toronto. Il est candidat à sa réélection et défend des engagements écologiques, tout en restant « conscient de la réalité des Français et de l’étranger ».

« Le but, c’est vraiment de les accompagner, que ce soit dans toutes leurs démarches, en simplification des démarches administratives, notamment avec le consulat, s’assurer aussi de tous les aspects qui concernent et qui sont importants pour les familles, l’éducation, l’accompagnement, les aides sociales, ce sont des aspects qui sont aussi importants et sur lesquels on est présent. »

Pour rappel, pour voter à l’étranger, vous devez être de nationalité française, résider à l’étranger et être inscrit sur une liste électorale consulaire.