À l’occasion de son 50e anniversaire, l’organisme culturel Magdaragat Philippines présentait le Pavillon philippin Pearl of the Orient durant la première semaine de Folklorama 2026, au Centre communautaire de Saint-Norbert.

Un anniversaire d’autant plus marquant que plus de 10 % de la population de Winnipeg est d’origine philippine, soit la plus forte proportion parmi les grandes agglomérations canadiennes.

Au Pavillon, La Liberté est partie à la découverte de l’immense diversité culturelle de l’archipel, de Luçon à Mindanao en passant par les Visayas.

À l’extérieur du Centre communautaire de Saint-Norbert, la file pour entrer au Pavillon philippin Pearl of the Orient s’étirait à perte de vue.
À l’extérieur du Centre communautaire de Saint-Norbert, la file pour entrer au Pavillon philippin Pearl of the Orient s’étirait à perte de vue. (photo : Félix Guichard)

 

Sur scène, les danseurs de Magdaragat exécutaient Pangalay, une danse traditionnelle de l’archipel de Sulu, dans le sud des Philippines, notamment associée aux communautés musulmanes. Les doigts ornés de janggay, de longues extensions métalliques, femmes et hommes enchaînaient des mouvements précis des mains, des poignets et des bras.
Sur scène, les danseurs de Magdaragat exécutaient Pangalay, une danse traditionnelle de l’archipel de Sulu, dans le sud des Philippines, notamment associée aux communautés musulmanes. Les doigts ornés de janggay, de longues extensions métalliques, femmes et hommes enchaînaient des mouvements précis des mains, des poignets et des bras. (photo : Félix Guichard)

 

Danse royale traditionnelle des Maranao, une communauté musulmane de Mindanao, dans le sud des Philippines, Singkil met en scène une princesse entourée de sa suite. Au centre, la danseuse principale menait la chorégraphie, éventails en main. Dans la suite du numéro, elle se faufilait avec grâce entre des perches de bambou croisées, ouvertes et refermées en rythme par les autres interprètes.
Danse royale traditionnelle des Maranao, une communauté musulmane de Mindanao, dans le sud des Philippines, Singkil met en scène une princesse entourée de sa suite. Au centre, la danseuse principale menait la chorégraphie, éventails en main. Dans la suite du numéro, elle se faufilait avec grâce entre des perches de bambou croisées, ouvertes et refermées en rythme par les autres interprètes. (photo : Félix Guichard)

 

Les danseuses interprétaient Bulaklakan, une danse folklorique originaire de la province de Bulacan, dans le nord des Philippines, près de Manille. Munies de guirlandes de fleurs montées en arceau, elles composaient différentes figures au fil de la chorégraphie. Traditionnellement dansée au mois de mai, Bulaklakan est notamment présentée lors des célébrations catholiques de Flores de Mayo.
Les danseuses interprétaient Bulaklakan, une danse folklorique originaire de la province de Bulacan, dans le nord des Philippines, près de Manille. Munies de guirlandes de fleurs montées en arceau, elles composaient différentes figures au fil de la chorégraphie. Traditionnellement dansée au mois de mai, Bulaklakan est notamment présentée lors des célébrations catholiques de Flores de Mayo. (photo : Félix Guichard)

 

La troupe jeunesse de Magdaragat présentait Tinikling, inspiré de l’oiseau du même nom, une danse traditionnelle originaire de l’île de Leyte, dans les Visayas, au centre des Philippines. Au rythme de deux longues perches de bambou qui s’ouvrent et se referment en claquant, les jeunes danseurs enchaînaient pas et sauts pour éviter de se faire coincer les chevilles.
La troupe jeunesse de Magdaragat présentait Tinikling, inspiré de l’oiseau du même nom, une danse traditionnelle originaire de l’île de Leyte, dans les Visayas, au centre des Philippines. Au rythme de deux longues perches de bambou qui s’ouvrent et se referment en claquant, les jeunes danseurs enchaînaient pas et sauts pour éviter de se faire coincer les chevilles. (photo : Félix Guichard)

 

Perchés au sommet d’une pyramide de bancs, un couple de danseurs présentait Sayaw sa Bangko, une danse folklorique originaire de la province de Pangasinan, dans le nord des Philippines. Traditionnellement dansée sur un banc étroit, elle met à l’épreuve l’équilibre, l’agilité et la coordination du couple.
Perchés au sommet d’une pyramide de bancs, un couple de danseurs présentait Sayaw sa Bangko, une danse folklorique originaire de la province de Pangasinan, dans le nord des Philippines. Traditionnellement dansée sur un banc étroit, elle met à l’épreuve l’équilibre, l’agilité et la coordination du couple. (photo : Félix Guichard)

 

À l’intérieur du Pavillon, les visiteurs se pressaient autour des kiosques et de l’exposition culturelle, au milieu d’un décor inspiré d’un barrio philippin. Thème de cette année, le barrio plongeait les visiteurs dans les petites villes et villages ruraux dont sont issues de nombreuses familles philippines. « Nous voulions revenir à nos origines et à nos racines », explique Anne Oserin-Pinnock, contact média du Pavillon.Au centre, la plaza recréait le cœur du village, là où familles et membres de la communauté se retrouvent.
À l’intérieur du Pavillon, les visiteurs se pressaient autour des kiosques et de l’exposition culturelle, au milieu d’un décor inspiré d’un barrio philippin. Thème de cette année, le barrio plongeait les visiteurs dans les petites villes et villages ruraux dont sont issues de nombreuses familles philippines. « Nous voulions revenir à nos origines et à nos racines », explique Anne Oserin-Pinnock, contact média du Pavillon. Au centre, la plaza recréait le cœur du village, là où familles et membres de la communauté se retrouvent. (photo : Félix Guichard)

 

Une section de l’exposition revient aux origines de Magdaragat Philippines Inc., l’organisme derrière le Pavillon. Fondé en 1976 par Dante C. Buenaventura (au centre et à droite de l’image), son nom signifie « voyageurs des mers ». L’organisme voit le jour alors que l’immigration philippine connaît un essor au Manitoba, entre les années 1960 et 1980. Beaucoup de familles font alors face aux réalités de l’immigration : les parents cumulent les emplois et de nombreux enfants se retrouvent seuls à la maison. L’idée : les éloigner de la rue tout en les rapprochant de leur culture.« Créer une communauté qui nous rappelle qui nous sommes et ce que nous voulons être », c’est la raison d’être de Magdaragat selon Anne Oserin-Pinnock. Une mission que l’organisme poursuit toujours, cinquante ans plus tard.
Une section de l’exposition revient aux origines de Magdaragat Philippines Inc., l’organisme derrière le Pavillon. Fondé en 1976 par Dante C. Buenaventura (au centre et à droite de l’image), son nom signifie « voyageurs des mers ». L’organisme voit le jour alors que l’immigration philippine connaît un essor au Manitoba, entre les années 1960 et 1980. Beaucoup de familles font alors face aux réalités de l’immigration : les parents cumulent les emplois et de nombreux enfants se retrouvent seuls à la maison. L’idée : les éloigner de la rue tout en les rapprochant de leur culture.
« Créer une communauté qui nous rappelle qui nous sommes et ce que nous voulons être », c’est la raison d’être de Magdaragat selon Anne Oserin-Pinnock. Une mission que l’organisme poursuit toujours, cinquante ans plus tard. (photo : Félix Guichard)

 

Une autre section de l’exposition présentait plusieurs classiques de la cuisine de rue philippine : boulettes de poisson, kwek-kwek (œufs de caille enrobés de pâte puis frits), hot-dogs et isaw (intestins de porc grillés). « Dans la culture philippine, on utilise toutes les parties de l’animal, du museau à la queue. On veut honorer son existence, mais aussi s’assurer de ne rien gaspiller lorsque les ressources sont limitées », précise Anne Oserin-Pinnock (à droite de l’image).
Une autre section de l’exposition présentait plusieurs classiques de la cuisine de rue philippine : boulettes de poisson, kwek-kwek (œufs de caille enrobés de pâte puis frits), hot-dogs et isaw (intestins de porc grillés). « Dans la culture philippine, on utilise toutes les parties de l’animal, du museau à la queue. On veut honorer son existence, mais aussi s’assurer de ne rien gaspiller lorsque les ressources sont limitées », précise Anne Oserin-Pinnock (à droite de l’image). (photo : Félix Guichard)

 

Pour sa première année comme bénévole, Jaron faisait découvrir le sungka aux visiteurs du Pavillon, un jeu de plateau traditionnel philippin qui se joue avec des coquillages. « En gros, le but du jeu est d’avoir le plus de coquillages possibles à la fin », résume-t-il.
Pour sa première année comme bénévole, Jaron faisait découvrir le sungka aux visiteurs du Pavillon, un jeu de plateau traditionnel philippin qui se joue avec des coquillages. « En gros, le but du jeu est d’avoir le plus de coquillages possibles à la fin », résume-t-il. L’envie de s’impliquer lui est venue après avoir découvert le Pavillon comme visiteur l’an dernier, alors que sa tante y tenait déjà un kiosque. « C’est vraiment génial de voir leurs spectacles. Honnêtement, mon préféré, c’est toujours celui consacré aux danses des communautés musulmanes », confie-t-il. Il espère revenir comme bénévole l’an prochain, notamment pour porter ses nouveaux barongs, des chemises traditionnelles philippines comme celle qu’il porte sur la photo. (photo : Félix Guichard)

 

Derrière Jaron se trouvait une hutte nipa. « Bien qu’à Manille les maisons soient aussi modernes que partout ailleurs, on retrouve davantage ce style de hutte dans de nombreuses villes côtières », précise Anne Oserin-Pinnock.Surélevée pour éviter les inondations causées par les pluies de mousson, elle est construite en bambou pour laisser circuler l’air. Sur sa façade était suspendu un parol, une lanterne typiquement aperçue autour de la période de Noël, fabriqué avec des coquillages. « En raison de la forte tradition catholique, il évoque les trois Rois mages qui ont suivi l’étoile. Pour beaucoup, il représente l’espoir pour l’année à venir. »
Derrière Jaron se trouvait une hutte nipa. « Bien qu’à Manille les maisons soient aussi modernes que partout ailleurs, on retrouve davantage ce style de hutte dans de nombreuses villes côtières », précise Anne Oserin-Pinnock. Surélevée pour éviter les inondations causées par les pluies de mousson, elle est construite en bambou pour laisser circuler l’air. Sur sa façade était suspendu un parol, une lanterne typiquement aperçue autour de la période de Noël, fabriqué avec des coquillages. « En raison de la forte tradition catholique, il évoque les trois Rois mages qui ont suivi l’étoile. Pour beaucoup, il représente l’espoir pour l’année à venir. » (photo : Félix Guichard)

 

L’épicerie sari-sari, qui signifie « un peu de tout », est un petit commerce de proximité très répandu aux Philippines. « C’est un peu comme un 7-Eleven : on y trouve tout ce dont on a besoin au quotidien, du shampoing au café en passant par les assaisonnements », explique Anne Oserin-Pinnock.
L’épicerie sari-sari, qui signifie « un peu de tout », est un petit commerce de proximité très répandu aux Philippines. « C’est un peu comme un 7-Eleven : on y trouve tout ce dont on a besoin au quotidien, du shampoing au café en passant par les assaisonnements », explique Anne Oserin-Pinnock. (photo : Félix Guichard)

 

Roy Belesario, cofondateur de Chap’s Filipino Style Peanut Butters, participait pour la troisième fois au Pavillon. Présent toute la semaine à son kiosque, il faisait découvrir ses beurres de cacahuète, traditionnellement dégustés avec le pandesal, un pain philippin. Fabriqués artisanalement à Winnipeg, ils sont préparés selon une recette familiale transmise à sa femme Sarah par sa grand-mère. « C’est une façon de faire découvrir notre culture », résume-t-il. Il se dit prêt à renouveler l’aventure pour une quatrième participation, si les organisateurs l’invitent de nouveau.
Roy Belesario, cofondateur de Chap’s Filipino Style Peanut Butters, participait pour la troisième fois au Pavillon. Présent toute la semaine à son kiosque, il faisait découvrir ses beurres de cacahuète, traditionnellement dégustés avec le pandesal, un pain philippin. Fabriqués artisanalement à Winnipeg, ils sont préparés selon une recette familiale transmise à sa femme Sarah par sa grand-mère. « C’est une façon de faire découvrir notre culture », résume-t-il. Il se dit prêt à renouveler l’aventure pour une quatrième participation, si les organisateurs l’invitent de nouveau. (photo : Félix Guichard)