– Grands projets –

Parmi les principales mesures attendues dans ce budget figure l’allocation de fonds à de grands projets énergétiques, miniers ou d’infrastructures, dont Mark Carney a fait une priorité afin de renforcer la souveraineté du pays.

Le gouvernement a aussi évoqué de nouvelles mesures pour soutenir les Canadiens face à la hausse du coût de la vie, sujet de préoccupation majeur comme aux États-Unis, et pour aider les salariés des secteurs affectés par les droits de douane américains, comme l’automobile ou l’acier.

Le montant du déficit budgétaire, destiné à financer ces investissements, sera surveillé de près par les partis d’opposition.

Les chiffres “montrent que non seulement le déficit va être important (…) mais que le gouvernement va probablement dépasser les cibles qu’il s’était lui-même fixées”, a dénoncé mardi Jean-Denis Garon, député du parti d’opposition indépendantiste Bloc québécois.

Ce déficit devrait toutefois être inférieur à celui prévu dans le premier budget de l’ère Carney l’an dernier (78,3 milliards $).

“Les effets des droits de douane, l’emploi, le taux de chômage” sont autant de variables susceptibles de peser sur la mise en œuvre de ce plan, met toutefois en garde Geneviève Tellier, professeure de science politique à l’Université d’Ottawa.

D’autant que la Banque du Canada vient de relever son taux directeur pour la première fois en trois ans, ce qui pourrait avoir un impact sur la croissance.

Après son dépôt au Parlement, le budget fera l’objet d’un vote de confiance qui ne devrait poser aucun problème pour le gouvernement Carney, dont la majorité a été renforcée lors d’élections partielles fin août.

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