Cette progression se manifeste par des baisses marquées des concentrations de quatre des cinq polluants majeurs étudiés, rapporte l’étude Annika Segelhorst et Elmira Aliakbari pour l’Institut Fraser.
En 2023, la concentration de l’Ozone troposphérique (O3), un polluant atmosphérique nocif, était inférieure de près de 27 % à celle de 1976. Depuis 2008, les niveaux d’ozone sont demeurés systématiquement en dessous des normes de qualité de l’air les plus strictes.
Les concentrations de Dioxyde de soufre (SO2), gaz irritant qui affecte principalement le système respiratoire, ont chuté de 94 % par rapport à 1976. Ce polluant est passé sous les seuils directeurs nationaux dès 2001.
Il a été aussi observé une baisse de 80 % depuis 1976 du Dioxyde d’azote (NO2), gaz qui dégage une odeur âcre et irritable émis principalement par les véhicules et certaines activités industrielles. Les niveaux sont restés inférieurs aux recommandations de santé les plus rigoureuses depuis 2011.
Quant au Monoxyde de carbone (CO), polluant incolore, inodore et non irritant qui se forme lorsqu’un combustible (gaz, bois, charbon, essence, fuel) brûle avec un apport d’oxygène insuffisant, les concentrations ambiantes ont diminué de 88 % entre 1974 et 2023.
Contrairement aux autres polluants, les particules fines n’affichent aucune tendance nationale détectable depuis 2000.
Leurs concentrations sont généralement restées sous les seuils directeurs de santé, sauf en 2023, où les feux de forêt sans précédent ont causé un dépassement des normes de qualité de l’air en raison de la fumée intense.
La Cote air santé, qui mesure l’effet cumulatif de l’ozone, du NO2 et des PM2,5, confirme l’amélioration de la qualité de l’air de base entre 2000 et 2023. La proportion de jours classés en « risque faible » est passée de 69,9 % en 2000 à 85,5 % en 2023.
Le nombre de stations de surveillance n’ayant enregistré aucun jour de risque élevé ou très élevé a augmenté, passant de 39 % (période 2000-2011) à 51 % (période 2012-2023).
Ces améliorations sont liées à une réduction drastique des émissions polluantes issues de l’activité humaine depuis 1990 : les émissions de dioxyde de soufre ont baissé de 80 %, celles de monoxyde de carbone de 65 %, et celles d’oxydes d’azote (NOx) de 55 %.
Le secteur des transports, notamment grâce aux progrès technologiques des véhicules, a été un contributeur majeur à ces déclins.

