Par Simon LAPLANTE
Le gouvernement de celle qui a voulu embrasser la bague du roi a introduit le projet de loi 25 qui vient sérieusement restreindre toutes notions de diversité au sein des écoles et des classes de l’Alberta. Le projet de loi 25 introduit une idéologie de l’extrême droite qui cherche à éroder la confiance du public envers le système scolaire en limitant le droit d’expression des éducateurs et centralisant le pouvoir décisionnel pour limiter la discrétion des commissions scolaires.
De plus, le projet de loi donne au gouvernement le pouvoir de déterminer ce qui constitue un contenu politique ou idéologique pour s’assurer que les enseignants présentent un curriculum neutre basé sur des valeurs qui renient la diversité et une vision très conservatrice de la société et de l’histoire.
Au sein d’une société démocratique, le rôle du gouvernement n’est pas de contrôler les idées discutées en salle de classe selon l’âge des étudiants, mais plutôt de s’assurer que le système éducatif est basé sur les évidences de la recherche, est inclusif et prépare nos jeunes à participer activement dans notre société.
D’ailleurs, depuis l’introduction de cette loi de nombreux étudiants et enseignants de l’Alberta ont manifesté leur désaccord.
L’année dernière, le gouvernement de Danielle Smith a tenté de bannir de nombreux livres et veut maintenant sérieusement limiter non seulement ce qui peut être enseigné, mais comment il doit être enseigné.
Lorsqu’un gouvernement décide de qualifier des livres, des sujets et des symboles (drapeau LGBTQ) comme idéologiques, cela n’est plus de la neutralité, mais de la censure.
Nous sommes en droit de nous demander pourquoi le gouvernement de l’Alberta cherche activement à éroder la confiance des contribuables envers ses institutions scolaires.
Est-ce une volonté de rétribution envers les enseignants qui ont exercé leur droit de grève en 2024? Ou est-ce plutôt l’idée d’introduire une idéologie trumpiste au sein de la démocratie canadienne? Une idéologie de l’extrême droite qui cherche à centraliser les divers pouvoirs (politiques, judiciaires, éducationnels, scientifiques, etc.) et éroder toute confiance envers nos organisations sociales en particulier nos médias.
Nos communautés scolaires n’ont jamais eu autant besoin de notre soutien et de notre vigilance face aux forces politiques qui veulent nous faire accepter que nos enseignants et nos écoles cherchent à enrégimenter nos enfants. Nous vivons dans une société où la diversité est la norme.
Nos écoles ont la responsabilité de représenter cette diversité tout en s’assurant que nos enfants ne sont pas seulement mieux informés sur l’histoire du Canada (écoles résidentielles), mais aussi capables de former leurs opinions sur des faits et non des demi-vérités.
Nos écoles ont finalement la responsabilité de former des citoyens capables d’empathie, de générosité et d’ouverture vers l’autre avec intelligence et bienveillance. Danielle Smith aurait intérêt à retourner sur les bancs de l’école d’aujourd’hui!


