De la rivière Assiniboine au Mississippi, l’artiste métisse franco-manitobaine Andrina Turenne donnera de nombreux spectacles cet été, se produisant partout au Canada et même aux États-Unis.
Cette saison estivale s’annonce pleine d’opportunités pour Andrina Turenne.
La musicienne métisse franco-manitobaine se prépare à faire voyager sa musique folk et blues à travers le continent, en commençant par Sudbury pour le Northern Lights Festival Boréal du 10 au 13 juillet.
Considéré comme le plus ancien festival de musique en plein air du Canada, il a vu le jour en 1972.
Andrina Turenne figurera à la programmation francophone de l’évènement, qui comprend également Cayenne, Clerel Bye Parula, Arielle Soucy et Petunia.
Elle se dit ravie de la programmation du festival, qui met à l’honneur la francophonie.
Cette année, les têtes d’affiche sont exclusivement féminines, et plusieurs des artistes sont des musiciennes qu’Andrina Turenne admire depuis longtemps.
« La programmation est incroyable pour cette édition du festival, et je suis vraiment heureuse et honorée d’en faire partie », s’exclame-t-elle.
Elle sera de retour au Manitoba à la mi-juillet pour se produire au Patio 340 le 18 juillet et au Barn Beats Festival à La Broquerie le 8 août.
Évènement plus récent et plus intimiste, le festival Barn Beats a pour vocation de célébrer la culture rurale auprès d’un public familial.
Andrina Turenne partagera la scène avec Les Barn Boys, le JD Edwards Band et Little Miss Higgins.
Et aux États-Unis
Le rendez-vous phare de son été sera le Chautauqua Festival de Huot, Minnesota, les 22 et 23 août.
Pour ce festival, elle dit avoir « très hâte d’y jouer, puis de découvrir cette communauté où on retrouve des descendants de Franco-Canadiens et de Métis.
« Il y a une frontière entre nous, mais nos territoires sont très proches. Nos eaux sont connectées, et il y a une histoire entre nous dans la traite de fourrure. C’est vraiment très puissant de réaliser à quel point ce lien est étroit. »
Enfin, elle clôturera sa tournée estivale au festival intimiste Sunshine Music Festival, à Powell River en Colombie-Britannique, du 4 au 6 septembre.
Inspirée par la musique folk et les sonorités authentiques, à l’instar des chansons des Traveling Wilburys, elle considère que se produire dans de nombreux festivals tout au long de la saison n’est pas seulement une nécessité pour sa carrière.
En fait, il s’agit principalement d’une occasion de participer au partage universel de la musique.
« C’est autour du feu de camp que j’ai appris à jouer de la musique. Je suis tellement reconnaissante pour ces expériences, parce que j’ai toujours eu un amour profond pour la musique, mais d’avoir participé à ces chants et à ce partage, c’est ce qui l’a vraiment rendu très tangible pour moi », raconte-t-elle.
« C’est un sentiment un peu incomparable, je trouve. » Et c’est un sentiment qu’elle recherche toujours, au Canada et ailleurs.
La musique d’Andrina Turenne au-delà des frontières
Bien qu’elle se produise au Chautauqua Festival pour la première fois, les États-Unis ne lui sont pas inconnus.
Depuis longtemps, elle s’intéresse aux liens historiques et culturels entre le Manitoba et le sud des États-Unis, notamment à travers les parcours francophones, métis et louisianais qui relient ces territoires.
Cette prise de conscience, ainsi que le désir d’explorer des régions liées à ses origines, l’ont conduite à entreprendre une résidence d’artiste en Louisiane en 2022, où elle a trouvé l’inspiration pour son prochain album.
Bien que son titre demeure secret pour l’instant, Andrina Turenne peut révéler qu’il sortira cet été, probablement vers la fin du mois d’août.
Il comprendra quelques chansons qu’elle a écrites durant sa résidence, ainsi que plusieurs autres composées par la suite, illustrant les inspirations musicales tirées de ses voyages.
« Ça commence dans le bayou, ensuite en Nouvelle-Orléans et à Lafayette. Je me retrouvais souvent entourée d’écosystèmes très riches. Alors, j’ai écrit plusieurs de ces chansons assises autour de l’étang, entourée d’animaux, comme les oiseaux et les alligators. Ce sont vraiment des lieux tellement magiques », raconte-t-elle.
« Mais j’ai aussi des chansons qui parlent de la forêt boréale, puis du nord du Manitoba, une région où je me retrouve souvent. L’album agit comme un pont entre ces deux lieux, qui ont énormément influencé la musique que je fais. »
Toutes ces chansons constitueront son répertoire pour les festivals où elle se produira cet été.

