« On a toujours comme but de promouvoir Gabrielle Roy et ses œuvres, dit Rita Morier, une bénévole pour la Maison Gabrielle-Roy et responsable de ce projet de balado.
C’est ainsi que l’équipe de la Maison a eu l’idée de sélectionner certains textes de l’auteure franco-manitobaine et de les faire lire à haute voix afin d’atteindre un public plus large. Neuf textes ont ensuite été recherchés, sélectionnés et adaptés en scripts, afin de mettre en valeur le style et la polyvalence de l’auteure.
« C’est des textes tirés de ses romans, un ou deux articles de revues qu’elle avait soumis. C’est intéressant, elle avait soumis une recette à une revue gastronomique. »
Rita Morier estimait également qu’il était important que ces textes soient lus par des femmes de la région, non seulement pour « refléter le Manitoba français d’aujourd’hui », mais aussi en hommage aux idéologies féministes de Gabrielle Roy.
« Je voulais absolument que ce projet soit une expérience agréable et positive, dit-elle. Je voulais mettre en valeur la diversité et les accents de chez nous. »
« L’auteure avait de la compassion pour toutes les personnes, indépendamment de leurs origines ou de leur couleur, ajoute Sébastien Gaillard, directeur général de la Maison Gabrielle-Roy. On voulait unir, créer comme un Polaroid sonore de la communauté. »
Avec l’aide de Morgane Lemée, de La Liberté, qui a inspiré ce projet grâce à ses projets de balado, sept lectrices âgées entre 11 et plus de 90 ans ont été choisies pour lire les textes.
L’enregistrement a commencé en début mars, et après que la radio Envol se soit chargée du montage, le premier épisode a été diffusé le 3 juin dernier. Les épisodes continueront d’être diffusés tous les mercredis à 9 h et 12 h tout au long de l’été, et seront également disponibles en ligne.
Un projet riche de sens
Rita Morier tient particulièrement à ce que l’œuvre de Gabrielle Roy continue de vivre. « Je veux que les textes de Gabrielle Roy soient connus par les Franco-Manitobains parce que c’est une des nôtres. »
« Très peu de jeunes la connaissent. Je ne sais pas si la lecture est une activité aussi importante pour les moins de 30 ans. Je voulais vraiment essayer de démontrer que c’est un art à découvrir. »
Elle ajoute que ce projet a même été une source de fierté pour les lectrices, car il a également permis de renforcer leur connexion à leur province.
« On a une lectrice qui vient de l’Ukraine. Elle est nouvelle arrivante à Winnipeg. Elle a lu un extrait de Fragiles lumières de la terre. Et elle avait dit qu’elle avait beaucoup apprécié apprendre un peu du Canada à travers ce texte. »

