L’agrile du frêne, le longicorne asiatique, le puceron lanigère de la pruche ou encore la pyrale du buis sont quelques-uns des ravageurs que l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) surveille à l’année longue.

Mais en ce mois d’août, l’ACIA invite aussi le monde à jouer un rôle et à observer de plus près les arbres et les plantes qui nous entourent.

Prendre le temps d’inspecter la nature près d’où l’on vit permet de protéger les arbres et les forêts du Canada. « Des arbres et des végétaux sains favorisent la biodiversité », rappelle le Dr Harpreet S. Kochhar, président d’ACIA.

Adèle Julien, évaluatrice des risques phytosanitaires pour l’Agence canadienne d’inspection des aliments, donne quelques informations pour bien inspecter un arbre.

« Pour faire une inspection, on recommande de commencer par la base de l’arbre, alors le collet, et de vérifier s’il y a des lésions et s’il y a du bois exposé parce que c’est là où les insectes ou les ravageurs peuvent rentrer.

« On peut vraiment commencer du sol jusqu’à la cime de l’arbre et aussi de regarder voir au bas de l’arbre s’il y a de la sciure. De la sciure, c’est des débris qui ressortent.

« Ensuite, l’on regarde le tronc de l’arbre pour voir s’il y a des des petits trous. Puis, regarder à la cime de l’arbre pour voir si le feuillage est dense et abondant ou s’il y a des changements, des feuilles déformées, des trous dans les feuilles ou si les feuilles ont décoloré. »

À la base de l'arbre, le collet, est l'une des zones à inspecter.
À la base de l’arbre, le collet, est l’une des zones à inspecter. (photo : Marta Guerrero)

Un arbre infecté peut, dans certains cas, être sauvé, explique Adèle Julien qui souligne tout de même que « ça dépend fortement du pathogène, de la maladie, de l’insecte. »

« Une intervention précoce est l’un des moyens les plus efficaces de limiter les effets des ravageurs envahissants », ajoute également le gouvernement du Canada.

Selon des données du gouvernement canadien, les ministères fédéraux, provinciaux et territoriaux dépensent entre 79 et 102 millions $ par an, tandis que les municipalités consacrent environ 247,9 millions $ pour lutter contre les infestations de ravageurs.

Adèle Julien et l’ACIA invitent donc les citoyens à être responsables et partager leurs informations s’ils voient des éléments qui nécessitent une vérification.

« Il y a une page sur le site de l’agence, il est possible de nous contacter nous et vous pouvez mettre votre détection. On demande pour des photos, des locations géographiques.

« Après, quelqu’un va regarder votre signalement et on va évaluer si l’on doit envoyer un inspecteur ou non et si l’on doit prendre plus de mesures. »