À 39 ans, Joshua Pagdato brigue pour la première fois la mairie de Winnipeg.
Sans expérience politique, sans équipe de campagne ni grands donateurs, ce père de famille mise sur son parcours personnel et son engagement auprès des jeunes pour convaincre les électeurs.
La lutte contre l’itinérance et l’accès à la propriété figurent parmi ses priorités.
Âgé de 39 ans, Joshua Pagdato saute dans l’arène politique pour la première fois en se présentant à la mairie de Winnipeg.
Selon lui, il s’agit d’une continuité de son engagement qui le mène sur le chemin vers l’Hôtel de ville.
Joshua Pagdato se définit comme un militant pour la jeunesse et pour sa génération.
« Je crois que notre jeunesse a besoin de meilleures opportunités. J’ai créé la Canadian Youth Violence Initiative pour offrir un avenir aux jeunes. J’ai également milité pour que les citoyens normaux soient davantage impliqués dans leur ville, je suis arrivé avec de nouvelles idées et c’est en les défendant que je me suis retrouvé sur la route vers la mairie. »
Un novice qui veut changer les choses
Joshua Pagdato ne cache pas son manque d’expérience en politique.
« Je ne suis pas ici pour faire semblant, je veux vraiment faire le travail. Je sais que je viens d’un peu nulle part, je n’ai pas de passé en politique ni en affaires. Et, je suis juste un parent, un citoyen normal de Winnipeg qui veut apporter de la nouveauté. »
Il est né à Winnipeg, où il a vécu toute sa vie et ne cache pas son amour pour sa ville.
« Les deux dernières décennies m’ont convaincu que l’on peut certainement faire mieux. C’est ce qui me pousse à aller à la rencontre des gens et présenter mon plan que je peux expliquer en moins de trois minutes. »
Son parcours l’a poussé à transformer les difficultés qu’il a vécues en engagement social.
« Les gens dans la rue, que ce soit à Osborne ou au centre ville, ils sont à leur plus bas dans leur vie. J’ai été déjà été là, parmi eux. J’ai passé la majorité de ma vie adulte en grande difficulté. »
Plusieurs années après s’en être sorti, Joshua Pagdato comprend ce qui l’a mené à cette condition.
« J’étais à la recherche d’un but, d’un sentiment d’appartenance. Mais c’est ce qui m’a appris à pouvoir m’asseoir avec quelqu’un et avoir une discussion avec cette personne, peu importe le milieu d’où elle vient. Je suis capable de voir la douleur, physique ou mentale, que beaucoup de ces personnes traversent. »
S’attaquer à l’itinérance et au logement
Il explique que c’est ce qui le pousse à s’attaquer frontalement à l’enjeu de l’itinérance, étroitement lié aux problèmes de consommation.
« Les travailleurs sociaux me décrivent la situation comme étant un lieu de guerre. Les drogues n’ont jamais été aussi abordables, donc n’importe qui avec un peu d’argent peut se permettre d’avoir une addiction. »
S’il est élu maire, Joshua Pagdato souhaite créer des zones tampons pour encadrer la situation.
« J’ai le sentiment que c’est mon devoir de citoyen de mettre mon nom dans le chapeau et de me porter candidat à la mairie. »
Père d’une fille de 10 ans, son enfant est au cœur de son engagement.
« Ce n’est plus possible pour ma génération ni pour celle de ma fille d’espérer devenir propriétaire. Des maisons à partir de 350 000$, ce n’est pas abordable. »
Il souhaite amener à Winnipeg l’industrie de maisons préfabriquées, afin de lutter contre la crise du logement.
« Je sais que ça se fait déjà dans la ville, mais les maisons sont beaucoup trop grosses et je pense que l’on peut faire mieux pour que ce soit mieux adapté à notre réalité. »
Une candidature indépendante
Joshua Pagdato se lance dans cette nouvelle aventure sans être aussi bien équipé que d’autres candidats, faisant le pari que sa connaissance des enjeux de la ville va faire la différence.
« Je n’ai pas une équipe derrière moi, pas de grands donateurs, je travaille à temps plein, mais je sais ce qui m’attend », affirme-t-il.
S’il est le choix des citoyens le 28 octobre prochain, il s’engage à faire preuve de pragmatisme et de travailler avec tout le monde pour faire avancer les choses.
« Je vais avoir besoin de chacun des 850 000 habitants de la ville. Je suis prêt à mettre de l’avant les meilleures propositions de mes adversaires, à continuer ce qui fonctionnait dans la dernière administration. »
Il veut mettre son plan à exécution rapidement, promettant qu’il ne se représentera pas dans quatre ans.


