Tout au long de la semaine, ce sont environ 600 élèves francophones du présecondaire et du secondaire qui se sont succédé sur les planches du Centre culturel franco-manitobain (CCFM) pour y présenter leurs créations théâtrales.

Le 8 mai, les jeunes acteurs, metteurs en scène et dramaturges ont donc été récompensés à l’occasion de 56e Gala du Festival théâtre jeunesse (FTJ) qui s’est tenu dans la salle Jean-Paul Aubry, pleine à craquer.

L’espace d’une soirée, les couloirs du CCFM ont pris des allures de Croisette. Tenues de soirée, costumes, lumières et musique, il ne manquait que le tapis rouge.

Lors de son discours d’ouverture, Marie-Ève Fontaine, co-directrice générale et directrice artistique du Théâtre Cercle Molière (TCM) rappelait d’ailleurs qu’elle a elle-même participé au FTJ.

« C’est incroyable d’être ici, à la tête de l’organisme qui chapeaute cet évènement-là. Quand on arrive au gala, on voit 600 jeunes qui frétillent d’impatience, l’énergie est incroyable et on sent vraiment que ce que l’on fait a une raison d’être. »

Marie-Ève Fontaine, co-directrice générale et directrice artistique du Théâtre Cercle Molière.
Marie-Ève Fontaine, co-directrice générale et directrice artistique du Théâtre Cercle Molière. (photo : Marta Guerrero)

Ce festival de théâtre francophone peut jouer un rôle déterminant dans le futur créatif des jeunes participants, et c’est un point sur lequel insiste la directrice artistique.

« Moi le théâtre, je suis tombée dedans quand j’étais petite, explique-t-elle, mais c’est certain que le FTJ est venu consolider cet amour-là. L’engouement des troupes qui sont là, tous les moyens que l’on déploie pour faire rayonner cet évènement c’est pour que les jeunes sentent que ce qu’ils font est important. Je prêche pour ma paroisse, mais évidemment au plus il y a de jeunes qui font du théâtre, au plus on peut les attirer de l’autre côté du pont au TCM. »

En tout, sans compter les prix spéciaux, les troupes ont été mises en compétition dans 10 catégories et plusieurs médailles ont été remises.

La liste complète des gagnants est disponible sur la page internet du FTJ.

Finalement, comme chaque année, seulement deux trophées sont remis aux Meilleures productions.

Pour les présecondaires, c’est l’école Henri-Bergeron qui l’emporte, avec la pièce Hors service.

Au secondaire, c’est le Collège Saint-Norbert Collegiate, qui a été récompensé pour sa pièce Le stylo ou le clavier.

La cérémonie animée par les maîtres présentateurs Christian Niambe et Madison Nelson, s’est terminée en grande pompe avec une soirée dansante au rythme d’un spectacle musical en direct.

Dans l’euphorie du moment, quelques élèves de la troupe de Saint-Norbert ont toutefois accepté de prendre le temps de nous faire part de leur ressenti à l’issue de leur grande victoire.

Emma Diduke et Elizabeth Kirkness font l’expérience du FTJ depuis quatre ans maintenant, en revanche, pour Emmanuelle Guimond c’était la première fois.

« Quand ils ont annoncé que l’on avait gagné, je suis presque tombée de ma chaise, nous confie Emma Diduke. C’est vraiment spécial pour Elizabeth et moi parce que l’on avait gagné en 9e année. »

Ses camarades tenaient d’ailleurs à souligner le travail remarquable d’Emmanuelle Guimond qui a dirigé la pièce et « qui a vraiment bien fait ».

« Je me sens très fière de tout mon groupe, je pense qu’on a travaillé très fort sur la pièce », explique l’intéressée.

Toutes les trois confient être des passionnées de théâtre et après le succès rencontré ce soir-là, nul doute que la relève est toute trouvée.