L’excédent commercial du Canada a de nouveau bondi en mai pour atteindre son plus haut niveau en quatre ans, porté notamment par une hausse des exportations vers les Etats-Unis.

Il a atteint 4,2 milliards $ contre 3,4 milliards en avril, selon des données publiées mardi par Statistique Canada. Les exportations ont progressé de 0,9 % tandis que les importations ont reculé légèrement de 0,2 %.

Cet excédent commercial, enregistré par le Canada pour le troisième mois consécutif dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les incertitudes liées aux politiques commerciales américaines, est le plus important depuis mai 2022.

Il a notamment été porté par la hausse pour le quatrième mois consécutif des exportations vers les Etats-Unis (+1,5 %), qui ont entraîné une progression de l’excédent commercial à l’égard de ce pays à 11,6 milliards $ canadiens contre 10,3 milliards en avril. C’est son plus haut niveau depuis janvier 2025.

La hausse, en valeur, des exportations de minerais et minéraux non métalliques (+16,1 %) en raison de l’augmentation des cours des matières premières liée aux tensions au Moyen-Orient, a également contribué à l’augmentation de l’excédent global.

“Les exportations devraient avoir un impact positif sur le rebond du PIB que nous espérons” au deuxième trimestre, après un premier trimestre marqué par l’entrée du pays en récession, a souligné Andrew Grantham de la banque CIBC.

L’annonce de ce nouvel excédent commercial intervient alors que Washington a annoncé le 1er juillet qu’il ne renouvellerait pas l’accord de libre-échange entre le Canada, les États-Unis et le Mexique (ACEUM).

Dans les faits, cette décision ne change rien pour les entreprises commerçant dans le cadre de l’accord, car il peut être prolongé d’année en année pour dix ans, mais elle renforce le climat d’incertitude.

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