Par Chelsea HOWGATE et Jaider CABARCAS.

Le Centre culturel franco-manitobain investira 120 000 $ dans la modernisation de la salle Antoine-Gaborieau grâce à un financement de Patrimoine canadien annoncé le 30 juin.

Cuisine agrandie, nouveaux équipements et décor renouvelé doivent permettre à ce lieu emblématique de devenir un espace encore plus convivial et mieux adapté aux besoins de la communauté.

La salle Antoine-Gaborieau est un lieu incontournable de la communauté francophone de Winnipeg.

Grâce à un financement de 120 000 $ de Patrimoine canadien, elle s’apprête à se refaire une beauté et à mieux répondre aux besoins de sa clientèle.

Patricia Bitu Tshikudi, la directrice générale du Centre culturel franco-manitobain (CCFM), se réjouit des rénovations prévues cet été pour la salle.

Parmi les principaux travaux figure l’aménagement d’une cuisine agrandie, qui viendra compléter le bar existant.

L’objectif est de proposer un menu d’options alimentaires plus varié que les simples en-cas actuellement disponibles, tels que les croustilles et le maïs soufflé.

Les autres rénovations comprendront également de nouveaux meubles, une mise à niveau des équipements techniques existants et des améliorations aux infrastructures déjà en place.

Enfin, le décor de la salle sera aussi mis à jour.

« Le but de ces changements est d’offrir encore davantage aux personnes qui nous rendent visite, que ce soit pour profiter d’une offre culturelle ou simplement pour se rencontrer autour d’un repas », déclare la directrice générale avec enthousiasme.

« Ce serait formidable si cette salle pouvait devenir un espace bien plus axé sur la communauté qu’elle ne l’est maintenant. »

Elle ajoute que la décision concernant le fournisseur de services alimentaires pour leur cuisine s’inscrit dans le cadre des travaux menés cet été. Conformément au mandat du CCFM, elle espère si possible engager un fournisseur francophone.

Selon le CCFM, ces travaux permettront d’offrir un cadre « plus accueillant, polyvalent et adapté aux usages contemporains » que les rénovations précédentes de la salle.

« C’est une de nos salles parmi les plus louées dans la communauté. Alors on voulait la moderniser pour qu’elle reflète davantage l’utilisation qu’on veut en faire, que ce soit un lieu fonctionnel ou pour les évènements qu’on organise. »

Parmi les évènements qui y sont présentés figurent notamment des spectacles phares de la Ligue d’improvisation du Manitoba, des rendez-vous musicaux tels que le Mardi Jazz et le nouveau Cabaret des mille plaisirs.

Selon la directrice générale, la nouvelle cuisine pourrait contribuer à attirer davantage de nouveaux particuliers et groupes souhaitant utiliser l’espace, tout en enrichissant l’expérience des habitués du CCFM.

Les travaux estivaux

Bien que les travaux de rénovation soient actuellement en cours, Patricia Bitu Tshikudi a cherché à maintenir la salle accessible autant que possible.

Les travaux se poursuivront au cours des prochaines semaines par blocs durant la journée, afin de ne pas perturber les évènements qui se déroulent simultanément par le bruit des travaux.

De plus, elle précise que les travaux débuteront dans l’espace public, ce qui limitera les répercussions sur sa programmation estivale.

Les évènements concernés ont déjà été transférés dans d’autres salles du CCFM ; elle mentionne notamment les matchs de la Coupe du monde, qui sont temporairement diffusés dans la salle Jean-Paul Aubry.

Les travaux restants, prévus pour la mi-juillet, se concentreront exclusivement sur le bar et le nouvel espace cuisine, qui, comme toujours, demeurent interdits d’accès aux visiteurs.

« On espère inaugurer officiellement les nouvelles installations cet automne, au début de la nouvelle saison, par une grande fête d’ouverture », se réjouit Patricia Bitu Tshikudi.

Contactée par La Liberté, Ginette Lavack, députée fédérale de Saint-Boniface-Saint-Vital, se réjouit de cette nouvelle.

« Je trouve que c’est formidable, a-t-elle déclarée. C’est une excellente nouvelle pour la communauté francophone et pour le centre. Je suis très contente que ces fonds ont pu être octroyés. »

Ancienne directrice générale du CCFM, Ginette Lavack connaît bien les besoins en matière de financement.

« Dans mes sept ans et demi au CCFM, j’ai pu constater la nécessité de mettre à jour les installations. Certains espaces ont déjà été rénovés, l’entrée, notamment, mais les salles pour les programmes peuvent certainement bénéficier d’un renouvellement », a-t-elle affirmée.

Députée fédérale de la circonscription de Saint-Boniface-Saint Vital, Ginette Lavack, qui a auparavant occupé le rôle de directrice générale du CCFM, voit également la nouvelle d’un bon oeil.
Députée fédérale de la circonscription de Saint-Boniface-Saint Vital, Ginette Lavack, qui a auparavant occupé le rôle de directrice générale du CCFM, voit également la nouvelle d’un bon oeil. (photo : Marta Guerrero)

Aujourd’hui membre du caucus du gouvernement à la Chambre des communes, Ginette Lavack voit en ses nouvelles fonctions une nouvelle opportunité de continuer à appuyer le milieu culturel.

« C’est un secteur pour lequel je vais continuer de lutter. Alors, en autant que les organismes font des demandes, moi je vais faire ce que je peux pour continuer à pousser, à convaincre qu’il faut financer ces projets, parce que j’y crois fortement. »

Bien qu’elle estime que la direction du CCFM est entre de bonnes mains, Ginette Lavack affirme que son bureau de circonscription et le gouvernement fédéral seront toujours des alliés du centre

« C’est pour ça que le ministre Miller a ajouté 775 millions $ dans le milieu des arts et de la culture, pour continuer à financer des projets comme celui-là partout au pays. »