Son programme mise notamment sur l’abordabilité, le gel des taxes foncières et l’attraction d’investissements, des promesses dont la mise en œuvre demeure à préciser.
Travailleur social sans expérience électorale connue, Mazher Alam est l’un des 12 candidats dans la course pour la mairie de Winnipeg.
Bien qu’il soit nouveau dans une campagne électorale, il affirme être familier avec les enjeux politiques, notamment grâce à son engagement communautaire depuis quelques années.
« Avec mon travail et dans mon quartier de Saint-Vital, je travaille très près sur plusieurs enjeux qui sont politiques. J’ai déjà lancé une pétition et j’ai pu rencontrer plusieurs élus à quelques reprises. »
Malgré un nombre assez élevé de candidats, dont plusieurs n’en sont pas à leur première campagne, Mazher Alam mise sur sa plateforme pour remporter la mairie.
« J’ai une plateforme simple, qui peut parler aux gens et qui vise sur le gros bon sens. Tout le monde a besoin d’une ville plus abordable, tout le monde veut que leurs factures reviennent à ce qu’elles étaient en 2024. »
Concrètement, Mazher Alam affirme vouloir geler les taxes foncières et améliorer le système de transport en commun, bien qu’il peine à expliquer comment il compte y parvenir.
« Dans mes 100 premiers jours, je vais établir un gel des taxes. On trouvera l’argent avec d’autres sources de revenus, on a le moyen de le faire. »
Questionné sur ces sources alternatives de revenus, Mazher Alam explique qu’il misera sur des investissements étrangers.
Il ne précise toutefois pas comment ces investissements se traduiraient en recettes municipales suffisantes pour compenser un gel de taxes foncières.
« Il faut que Winnipeg soit un terrain fertile pour les investissements. J’aimerais rendre la vie facile aux entre- preneurs, en leur donnant un répit fiscal, en accélérant les permis. »
Il explique également qu’il a un plan pour organiser des évènements d’envergure qui permettraient à Winnipeg de briller.
« On a un potentiel touristique à développer. On peut miser sur des rencontres sportives, demander de l’aide au gouvernement provincial. »
Les défis d’une campagne municipale
Se présenter à la mairie représente un défi de taille pour Mazher Alam.
Il affirme que c’est difficile de faire campagne, surtout lorsqu’on ne vient pas de la sphère politique.
« C’est dur, j’ai de la difficulté à continuer mais, avec l’aide de mes amis et des gens qui me supportent, j’ai l’impression qu’on peut se rendre jusqu’à la fin. »
Son principal défi reste de se faire connaître de la population.
« Les gens sont occupés, les gens sont préoccupés de boucler leur fin de mois, ils doivent composer avec l’inflation, parfois jongler avec plusieurs emplois. »
Il affirme également qu’il n’a pas les fonds, ni les moyens que peuvent avoir d’autres candidats.
Cela ne l’empêche pas d’être confiant qu’il peut se rendre jusqu’au bout de la course.
Ce manque de moyens l’a poussé à avoir recours à l’intelligence artificielle pour mettre de l’avant ses idées.
Sur ses réseaux sociaux, plusieurs publications de campagne présentent des images qu’il affirme avoir générées à l’aide de l’intelligence artificielle.
Le candidat soutient par ailleurs que d’autres prétendants à la mairie utilisent également ces outils, sans toutefois les identifier.
« L’usage de l’intelligence artificielle n’est pas illégal, se défend-t-il, et beaucoup de candidats, sans nommer de noms, l’utilisent également. C’est simple, rapide et efficace, ça m’aide à faire circuler mon message. »
Un candidat « terre à terre »
Mazher Alam explique que son expérience de travailleur social lui donne un avantage considérable par rapport aux autres candidats.
« Je suis impliqué directement avec les gens. Je connais la réalité du terrain, je comprends l’urgence d’arrêter la hausse du coût de la vie, de revenir au niveau de taxe que l’on payait en 2024 », affirme-t-il.


