Bien que les Canadiens soient omniprésents sur les plateformes — 71 % utilisent Facebook et 61 % YouTube plusieurs fois par semaine —, un paradoxe subsiste : 74 % des répondants estiment que les entreprises de réseaux sociaux ont un impact net négatif sur la société.

De plus, la moitié des Canadiens (50 %) jugent que ces plateformes ont un impact personnel négatif sur eux.

YouTube est la seule plateforme bénéficiant d’une opinion largement positive (80 %), loin devant Instagram (54 %) et Facebook (50 %).

À l’inverse, TikTok (56 %) et X, anciennement Twitter, (54 %) sont perçus majoritairement de manière négative.

L’usage n’est pas uniforme. Les Canadiens de 55 ans et plus restent fidèles à Facebook, tandis que les jeunes générations privilégient Instagram et TikTok. YouTube se distingue par une adoption quasi universelle chez les jeunes hommes (84 % d’usage hebdomadaire).

Aussi, malgré le vieillissement de sa base d’utilisateurs, Facebook reste la plateforme dominante. Son usage quotidien a même légèrement progressé, passant de 52 % en 2016 à 57 % en 2026.

Pour Instagram, c‘est la plateforme qui a connu la croissance la plus importante en une décennie. En 2016, seulement 14 % des Canadiens l’utilisaient régulièrement, contre 50 % en 2026.

Les Canadiens identifient des avantages à rester sur les plateformes de réseaux sociaux. Le principal avantage reste le maintien du lien avec la famille et les amis (72 %), vient ensuite le divertissement (52 %) et enfin l’accès aux nouvelles informations (44 %).

Cependant, la désinformation est de loin la préoccupation majeure, citée par 70 % des Canadiens, suivie par l’addiction au temps d’écran (43 %) et les problèmes de santé mentale (36 %).

La désinformation est d’ailleurs l’inquiétude majeure pour toutes les tranches d’âge, culminant chez les plus de 54 ans.

La société canadienne est divisée sur le caractère indispensable des réseaux sociaux pour rester informé. 48 % considèrent que les réseaux sociaux sont essentiels pour suivre l’actualité mondiale. 46 % sont en désaccord avec cette affirmation. 

(1) Le sondage a été mené en ligne du 2 au 6 mars 2026 auprès d’un échantillon aléatoire de 1 812 adultes canadiens.