L’emploi des jeunes a enregistré une hausse de 1,2 % le mois dernier, tandis que le chômage des jeunes a reculé de 0,7 %, pour un taux national de 12,7 %.
Le mois de juin s’inscrit dans la tendance observée en mai, mois au cours duquel le chômage chez les 15 à 24 ans avait également baissé de 0,9 %. Cette baisse s’explique principalement par l’accès à des emplois à temps partiel, même si le gouvernement souligne que les chiffres restent supérieurs d’environ 2 points de pourcentage à ceux d’avant la pandémie.
Le bilan des emplois d’été pour les jeunes semble également légèrement meilleur qu’en 2025. Par rapport à l’année dernière, le taux de chômage chez les étudiants qui reprendront leurs études à l’automne était également inférieur d’environ 2 %, bien que chez les 20-24 ans, les plus susceptibles de poursuivre des études post-secondaires, ce taux a baissé d’environ 4 % par rapport à l’année dernière.
Interrogé sur les perspectives d’emploi des jeunes, Sid Ahmed Boudjelal, gestionnaire de l’éducation économique jeunesse au Conseil de développement économique des municipalités bilingues du Manitoba (CDEM), a dit qu’il constatait que beaucoup des jeunes avec lesquels il travaille expriment des inquiétudes concernant le marché du travail.
« Le moment où tu vois un intérêt qui augmente, ça veut dire qu’il y a de l’inquiétude derrière, dit-il. Mais les jeunes sont intelligents. Ils ont le réflexe de réagir. Ils sont inquiets, mais c’est une inquiétude qui pousse à l’action. »
Il ajoute que, à travers les initiatives du CDEM visant à aider les jeunes à choisir leur orientation professionnelle et à échanger avec des mentors, il a constaté une tendance chez les jeunes à s’intéresser aux « des métiers qui sont dans le besoin. ».
« On comprend que les jeunes d’aujourd’hui veulent plus d’argent, moins de travail, mais je crois qu’ils sont plutôt focalisés sur ce qui se passe et ce qui va se passer. Ils veulent être préparés. »

