Avec des informations de Hugo BEAUCAMP

L’exercice 2025-2026 a été très occupé pour l’organisme.

La Planification stratégique 2025-2029 et deux nouvelles conventions d’achat de services provinciales ont été lancées.

L’organisme a promu l’inscription du français sur la nouvelle carte de santé manitobaine. La campagne Je choisis le français et un webinaire sur l’arrimage des données ont appuyé cet effort.

Lors des consultations provinciales sur le bilinguisme, l’organisme a déposé un mémoire contenant 41 recommandations.

Sur le terrain, la présentation Ma carrière en santé a rejoint 1 142 élèves. Une communauté de pratique bilingue a aussi vu le jour en mars 2026.

Côté services sociaux, 135 documents (98 357 mots) ont été traduits et 39 inscriptions en formation linguistique ont été enregistrées.

Une année occupée

Au conseil d’administration, la trésorière Diane Gosselin et la présidente Diane Poiron-Toupin quittent leurs fonctions. Brigitte L’heureux et Janelle Howatt les remplacent.

À la direction générale, Denis-Michel Thibeault a succédé à Jérémie Roberge le 31 août 2026.

Au conseil depuis 2016 et présidente depuis 2020, Diane Poiron-Toupin dresse un bilan humain : « On a toujours eu une équipe engagée formidable. Et moi, je retiens combien de gens sont vraiment engagés pour faire avancer les services de santé en français au Manitoba. »

Si Diane Poiron-Toupin aurait aimé avancer encore plus vite sur certains dossiers, elle utilise une métaphore parlante : « Si on peut imaginer notre système de santé comme un gros paquebot. Puis nous qui travaillons en services en français, on est un kayak. Et on essaie de soit d’être en avant si on peut, à côté quand on peut, mais on ne veut pas être en arrière. On ne veut pas toujours suivre et puis dire : ne nous oubliez pas. C’est ça qu’on a essayé de faire.

« Et puis, je pense que c’est une des choses pour lesquelles on a eu des beaux succès, c’est de se faire connaître par les décideurs. »

Diane Poiron-Toupin était la présidente de Santé en français depuis 2020.
Diane Poiron-Toupin était la présidente de Santé en français depuis 2020. (photo : Florent Arnold)

Bilan financier positif

Côté finances, les produits sont passés de 928 217 $ en 2025 à 751 177 $ en 2026. Le financement de l’Entente Canada-Manitoba a diminué, passant de 237 500 $ à 121 996 $. Les charges ont toutefois baissé de 994 985 $ à 744 896 $.

L’exercice se conclut donc par un excédent de 6 281 $, contre un déficit de 66 768 $ en 2025.

Ce recul budgétaire découle du transfert des services de santé vers Soins communs, explique la présidente sortante : « Il faut dire, pour être complètement transparent, que oui, il y a eu une perte dans ce financement, mais on a aussi transféré des services qu’on donnait avant. Donc, la traduction, l’évaluation, le testing et les cours, on s’en occupait auparavant et maintenant c’est transféré. Les argents qui se rattachaient à ça ont été transférés. »

Elle rappelle néanmoins la stagnation des fonds face à l’inflation : « Mais je voudrais aussi dire que c’est important de savoir que dans notre entente, avec le gouvernement du Manitoba, il n’y a jamais eu d’augmentation. »

Enfin, le départ annoncé récemment du Dr José François, au poste de médecin en chef du Manitoba, a suscité des inquiétudes pendant la rencontre.

« Il est un francophone engagé, pleinement engagé. Il croit tellement à la santé en français. Et je pense que ça va être une perte pour nous. Je souhaite, du fond du cœur, qu’on puisse avoir quelqu’un bilingue pour le remplacer. »